DUMONT
Deulle, agent d'affaires à Bort.
Arrêtes le 24 février 1858, ils furent conduits i Marseille en voiture cellulaire. Ds faisaient partie de ce convoi qui mit 96 heures pour aller de Guéret à Marseille et qui comprenait l'infortuné Ghassagnon de la Dordogne.
Transportés en Afrique, ils furent internés, au nombre de 23, à Mascara, où on les logea d'abord dans la caserne du 1** bataillon d'infanterie légère d'Afrique. Pour recevoir leurs nouveaux hôtes, les soldats de ce bataillon avaient préparé le café et le cognac sans oublier les cigares. Itfais des officiers ayant su ce qui se passait, envahirent brutalement les chambrées, et renversèrent tous les apprêts.
Puis, incontinent, les transportés durent quitter la caserne et on les conduisit au gourbi des turcos. On voulait imposer aux sous-officiers des turcos la charge de
florveUler dm amis, mais oea comageiix et honnêtes loUtU lépeodiraat : qu'Os n'allait pas des gvndmâies. , ■'
Aâisi-il nlélait pas permis au soldats d'honorer Iran eoBcâtoyeM dans le mulhw tfrut Trai que lé marécM Kaadim r«f^ ainsi «rduinél
La Creose compte quatre transportés :
ANDRiEtf, instituteur h Guéret.
Delaribegrette.
Bols.
LJGtrnxon
Ces quatre citoyens arrêtés à la même époque, se trouvaient dans cette Toiture cellulaire portant le n' 6, qui mit 86 heures pour aller de Guéret à Marseille et qui contenait le dtoyen Ghissàonon d6 la Dordogne.
Le citoyen Akqrteu fut le seul, fc cause de sa constitution exceptionnellement robuste, qui put descendre uns ^de de la voiture. On fut obligé de porter à bras tous les autres. Hais quelle que fût sa force il écrivait quelque temps après : ■ J'étais en arrinnt dans une sorte
de délire et j'avais la tôte prête à se rompre ; j'aimerais mieux ôtre fusillé que de repasser par une semblable épreuve. > Ajoutez à cela qu'on les avait tous mis an fer. Le conducteur de la voiture cellulaire leur disait qu'un seul homme» un forçat du Mans, y avait séjourné trois heures^ de plus qu'eux» mais qu'i l'arrivée on l'avait trouvé mort dans sa cellule.
Que faut-il penser de semblables cruautés ? La loi puait ceux qui frappent les animaux, absout-elle ceux qui martyrisent les hommes t