‹ Les suspects en 1858: étude historique sur l'application de la loi de surété généraleChapitre 38 sur 60 · DORDOGNE · texte numérisé non relu

DORDOGNE

Nous ignorons le chiffre exact des transportés de ce département. Nous savons seulement qu'ils furent au moins au nombre de trois :

Ghassagnoii , peintre à Périgueux.

Valton, à Périgueux.

Bertet, peintre en bâtiments à Sarlat.

Ces trois citoyens arrêtés presque en même temps furentemmenés en voiture cellulaire àMarseille. Ils avaient, pour compagnons de route, les transportés de la Creuse et de la Gorrèze» les citoyens Andrieu, Delaribegrette,

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IJole, Léguillon, Borie, Dumontet Delille. Leur voyage d Guéret à Marseille dura 96 heures. On ne peut pas [ ratt-il se faire une idée des son0rances que ces malhea< reux endurèrent. Ils étaient tous mourants en arrivant" à leur destination. 11 fallut les transporter à bras^u fort Saint-Nicolas. Ajoutez à cela que pendant le trajet ils avaient été mis aux fers I

Mais il se passa un fait bien plus grave: le citoyeRJ Cbassagnon était un jeune homme de 28 ans enviroaJ 11 était atteint d'une plithisie pulmonaire, qui en était a rivée à sa période extrême. 11 fut arraché de son litel jeté malgré l'indignation publique en voiture cellulaire Pendant tout le temps du voyage il ne cessa de râler, i

demandait de l'air, il appelait sa mère l'infortuné!"

Arrivé à Marseille, après quelques instants de repos, il montra un courage admirable; il refusait obstinémant d'être transporté à l'hôpital, disant qu'il voulait mourîBj au milieu de ses amis. 11 n'eut pas celle consolation. ' lendemain de son arrivée au fort Saint- Nicolas, il fa^ transporté h l'hôpital, maïs il expira en passant le seul de l'hospice.

Ouels commentaires pourrions-nous ajouter à fait?

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