‹ Les suspects en 1858: étude historique sur l'application de la loi de surété généraleChapitre 45 sur 60 · RHONE · texte numérisé non relu

RHONE

Le patriotique dépirtement da Hh6i)e ne pouvait évidemment pas échapper à la persécation. Il avait dèji été rudement éprouvé au coup d'État ; c'était là ua titre à ds<^ nouvelles sévérités qui ne lui ont pas été épargnées. H

Comme cela avait lieu au même instant dans beaucoup d'autres villes, le jour anniversaire de la révolution de février, dans la nuit du 23 au 24 février 1858, vingt-deuï citoyens, contre lesquels on eût été fort embarnusé de formuler le moindre délit, furent arrêtés dans leurs domiciles et séquestrés dans la prison dite dipât de police située rue Luizerne , où l'on a coutume d'enfermer les malfaiteurs pris chaque nuit en flagrant délit ; d'où ils furent transportés le lendemain à la prison St-Joseph. — Ce nombre s'accrut les jours suivants de cinq autres citoyens arrêtés dans les divers points du département.

M. !e sénateur Vaïsse était alors chargé de l'administration du département. Le maréchal de Gasteilane commandait le 4* corps d'année.

Voici les noms de vinglrquatre des citoyens ainsi arrêtés :

ÂNDRÉy perruquier.

BLAiNy balancier.

Beliscbr.

Châhpagnon, meunier et propriétaire à Chazay.

Chanu, tisseur.

Cornu, tisseur, maire de la Guillotiëre en 1848.

Drivon, chef d'atelier.

DucARRB , manufacturier, ancien secrétaire du

conseil municipal sous la république.

Durand, médecin.

Meyzièrb.* Favier, tisseur.

Hachisot.

Moins.

Netrin.

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