CHAPITRE IV
LES TRANSP0RTATH)M8.
Nous avons décrit la situation de la France , en 1858, nous avons fait le récit de l'attentat du 14 janvier, nous avons déterminé son caractère, montré le but des Italiens qui seuls Tavaient 4iccompli ; nous savons de quelles armes disposait le gouvernement impérial , il nous reste à dire comment il usa de son pouvoir sur les Français étrangers à cet attentat, et de quelle façon la loi de sûreté générale fut appliquée par lui.
Nous nous contenterons pour cela de raconter les faits sèchement, sans commentaires, tels qu'ils nous ont été racontés par les victimes. Ils crient assez d'eux-mêmes pour qu'il ne soit pas nécessaire de les faire crier encore en les caractérisant.
Nous croyons toutefois utile de reproduire ici in-ex-
tenso la correspondance suivante, qui ne donne cependant qu'une idée incomplète du sort qui était réservé aux victimes ' :