‹ Les Sutures en Chirurgie DigestiveChapitre 28 sur 52 · CLIN · texte numérisé non relu

CLIN

| E Lu Anna

NL 1. Taille oblique du grêle. 3. Résection cunéiforme du bout le 2. Plicature par adossement des large.

séreuses. +, Raquette. L

Il est certain que l’anastomose latéro-latérale avec fermeture des deux extrémités est plus simple. Il n’est point nécessaire ici de se préoccuper de la vascularisation toujours assurée ni de la dimension des deux

bouts à unir. Mais cette anastomose « avec ses deux bouts en cul de sac est un fait peu favorable à la circulation des matières. On a signalé l’élongation par pulsion de ces culs de sacs intestinaux ct la stagnation stercorale qui en est la conséquence » (M. Ockinezye).

Cependant Souligoux, M. Aubourg ont été frappés de la tendance de l'intestin après anastomose latéro-latérale à se rapprocher de plus en plus de la normale. Kelling conseille pour favoriser celle adaptation de faire une anastomose isopéristaltique, large, aussi près que possible des bouts fermés en cœcum, Mais par contre les expériences de Cannon et de Murphy sur le fonctionnement de ces anastomoses leur ont été démontré que celle-ci est anti-physiologique, défavorable au périslaltisme intestinal et à la circulation des matières. M. Duval est du même avis, « l'anastomose iléo-colique latéro-latérale est une mauvaise opération, car elle expose au reflux ». Aussi est-elle de plus en plus abandonnée.

L'anastomose termino-latérale est plus satisfaisante déjà et c’est pourquoi elle a la faveur de bien des chirurgiens et M. Toupet, M. J.-Ch. Bloch, et M. Michon en ont décrit récemment des techniques variant légèrement. Mais encore cette anastomose ne paraît, même à ses partisans, qu'un pis aller : « Dans la moitié droite du colon, dit M. Ockinezyc, pour des anastomoses qui sont je plus souvent iléo-coliques, la différence de calibre des bouts intestinaux fait du choix de l’implantation latérale de Filéon une nécessité. »

Cependant M. Desmarets est un partisan convaincu des terminoterminales. « Le débat sur les avantages et les inconvénients des anastomoses latéro-latérales et termino-terminales est clos, écrivait-il en 1924. A part quelques dissidents, ce dernier mode d’anastomose est accepté par tous les opérateurs qui ne se laissent pas arrêter par une petite difficulté de technique. »

Certains chirurgiens, tels M. Kellog, M. Bergeret, ont insisté sur l'opportunité qu'il y a en cas de suture de l'intestin grêle à refaire une valvule analogue à la valvule iléo-cœcale : cette valvule ne peut pas empêcher les microbes du colon de pénétrer dans le grêle, mais elle protège celui-ci contre les reflux des matières fécales du côlon par péristaltisme rétrograde. Nous verrons à propos de la valeur des cicatrices que pour M. Robineau, si celle-ci est de bonne qualité, le grêle ne se laisse pas distendre et peut lutter efficacement contre la poussée colique : il n’y a pas de « colisation du grêle ».

ANASTOMOSE PAR INVAGINATION

Depuis qu'elle a été décrite par Ramdhor et améliorée par Ritsch, depuis surtout Jobert puis Choisy, la méthode d’invagination de l'intestin dans lui-même a été souvent redécouverte.

Elle à été utilisée par Casati et Maunsell dans un procédé ingénieux (on résèque le mésentère de l’anse à amputer. On invagine dans l’inlestin sous-jacent. On fixe par un plan séreux les cylindres invaginés el invaginanis. On incise longitudinalement le bord libre de l’intes- Un invaginant ; à travers cette brèche on résèque le boudin et par un surjet lotal on affronte la tranche de section ainsi obtenue. On referme l'incision intestinale. Tel est le procédé de Casali. Maunsell résèque d’abord, affronte les tranches par quelques poinis et les attire ainsi réunies par l'incision longitudinale à travers laquelle il pratique son surjet total). Actuellement, l’invaginalion employée par certains chirurgiens après résection recto-sigmoïdienne quand tous les autres procédés échouent : on lie le bout supérieur sur un drain de caoutchouc et on invagine le tout dans le bout inférieur dont on retourne les bords en dedans pour provoquer un adossement séro-séreux. C’est à quelques variantes près la méthode de MM. Gibson, Mummery, Pauchet, etc.

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