LE ROI
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^^pu tcrnlilf flcaii l'halfine dévorante A semé sur nos bords la mort et l'épouvante ,
Jusqu au fond de nos cœurs La crainte du danger a glacé Tespcrance , Et du peuple accablé sous sa longue souffrance On n'entend que les pleurs.
Ici , le lils se roule à coté tic son père :
J.ù . la lille ('perdue appelle envain s;i luere . . .
Sous le tombeau jaloux , Près du \jeillard renl'ance est traînée expirante l'.t 1 épouse éplorée , hélas, tombe mourante
Avec son jeune époux.
Jours de deuil et d'effroi lame découragée
Voyait sous le fléau la terre ravagée.
Et vers d'autres climats , Prêts à luir loin de nous, comme des iiirondelles. Ces hommes qui devaient dans le malheur lidèles
Au peuple ouvrir leurs bras,
*)\\ 1 i[iii nous secourut"':' .... Quel Ange tutélaire \ int nous tendre lu main dans ces jours de miscrc ?
Sur le peuple abattu <^)uclle VOIX fait du ciel descendre l'cspéi'ance V Et ranimant nos cœurs par sa seule présence
[Nous rend à la vertu '<
C'est lui, cost noire A1<BERT cl sa vue ùdoire, Inspire le courage à la foule épi orée
Qu'on voyait dépérir , Et sous le mal affreux, hélas, qui la dévore. Près de lui consolée, elle retrouve encore
Une voix pour bénir.
C'est dans les lieux infects où gémit la souffrance Qu'intrépide et sublime il court par sa présence
Apaiser la douleur :
Sur le lit des mourants il se baisse , il les touche , Et ces infortunés baignent encor leur couche
Des larmes du bonheur.
Il parle à chacun d'eux, il goûte leur breuvage, D'im sourire il console, et son aspect soulage ;
Le mourant ranimé Tendant les bras vers lui comme un Dieu le révère, Et son long cri d'amour n'est plus ([u'une prière
Pour son Roi bien -aimé ! !
0 Prince généreux ! ta vertu magnanime Triomphante a jeté ton exemple sublime
Aux siècles i\ venir , El tout environné des rayons de ta gloire , De les nombreux bienfaits tu lègues à l'histoire
Le noble souvenir.
Jadis , à la voix de Bellonc , Volant ail devant des combats , Intrépide il court et moissonne Les lauriers éclos sous ses pas.
Tremblez sa main lance la foudre ,
Brise et disperse sur la poudre De nombreux escadrons épars ; Rien ne nsisle à sa poursuite .
Et l'ennemi cherche la fuite Atterré par ses seuls regards.
Tel l'aiglon d'une aile puissante De son aire bondit au ciel , Et voit la terre palpitante Contempler son vol immortel :
Tel , de nos paisibles murailles , S'clanrant au sein des batailles, AIjIIERT nous révèle un liéros , Et dans sa course triomphale Cueille une gloire colossale , Et puis renlre dans le repos.
C est assez j)our ta renommée , Pose le glaive des guerriers , Lègue ton exemple à l'armée , Couronne - la de les lauriers ; Sur les ailes de la victoire Tu fatiguas assez l'histoire Au bruit pompeux de tes exploits :
Mais d'une gloire bien plus belle Tu concjuis la palme immortelle Brillante sur le front des Rois,
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Ainsi qu'on voit un tendre père, A'eillcr au bonheur de ses (ils ; Ainsi d'un avenir prospère Tes soins assurent mon pays :
Le commerce n a plus dentraves , Il ne nous rendra plus eschues \is-à-vis d'avides voisins, Et les beaux arts et l'industrie En illustrant notre patrie i^ui promettent dheureux destins.
TJn si généreux but occupe seul tes vdlles,
Et ton génie, AI^BERT*» enfantant des morveilli
Jette le fondement Du bonheur de ton peuple, et ta voix magnnnimo Erige d'un seul mot , de ton œuvre sublime
L éternel monument.
A travers les brouillards d'une épaisse poussière Ton souffle créateur fait jaillir la lumière Qu'il tire du chaos;
Et ton jiouplc cloutant la paix cl l'innocence, Heureux par tes bicnfails a bc'ni la prudence Qui veille a son repos.
Sur la table des lois, ta plume triomphante. Transmet à l'avenir ta pensée éloquente ;
Prince législateur, Tu dotes tes états d'une gloire immorlelle, J']f pour le bien public tu fais briller un zélé ,
Diirne de ton irrand cœur.
D'un bonheur pur et sans mélange Désormais nous allons jouir ; Dans nos maux implorant notre Ange Soudain nous les verrons finir ; L'orphelin n'aura plus d'alarmes, La veuve en essuyant ses larmes.
Te nommera pour te bénir , Et la vertu pauvre et timide, Sans crainte de trame perfide, Tranquille pourra s'endormir.
Qui sème les bienfaits cueille la gratitude: Grand Roi, notre bonheur fit ton unique étude.
Et tes sujets heureux De respect et d'amour t'offrent un digne liommage, LEternel satisfait a béni ton ouvrage
Et t'applaudit des cieux !
Entends - tu ces clameurs ? partout en ta présence Eclatent les transports de la reconnaissance ;
Sous tes pas triomphants.
Laisse jeter des fleurs, laisse sur ton passage Que pour mieux contempler ton auguste visage
Se pressent tes enfants !
Seigneur ! reçois nos vœux, cl que les destinées De gloire et de bonheur entourent ses années !
A la postérité Des héros et des rois tu laisseras l'exemple, AliUERTT ! et la vertu t'ouvre déjà le temple,
De l'immorlalil*;.
(t Septembre 1837.
INDUSTRIA
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