FACE
M. Lepsius, dans sa Lettre à M. Rosellini (Annales, IX. 77 et suiv.), établit que le nom du nez
dans le dialecte sacré était qm, mol dont la langue copte n’a conservé aucune trace ; ce nom est déterminé par la figure d’un museau de veau.
Le nez et son nom sont employés dans les titres de ces divinités avec la signification de résidant dans ( 1 ).
Dans la langue sacrée , le nom du nez ou plutôt celui de la face, ainsi que le prouve une variante que uous donnons ici d’après la Grammaire égyptienne ( p. 92) , devait par conséquent exprimer l’idée résidant dans.
Le nom égyptien , transcrit en caractères hébraïques, donne le mot J"UD pxth ou pnptin, dont nous retrouvons la racine dans le mot hébreu D13D pmm . qui signifie la face, la figure , faciès, vultus, et en même temps ce qui est intérieur, au-dedans, intus, intro ( Rosenmüller), l’intérieur, interior (Gesenius).
Le nom du nez en hébreu fjN ap , vient, d’après Gesenius, de CpX anp , la face, respirer par le nez, racine que nous retrouvons également dans D^Dpesim, la face, la figure.
Les différents membres du bœuf, du taureau ou du
(t) Lepsius, Annales, IX, 77 et stiiv. ; Salvolini, Analyse, p. 229.
DE L'ÉGYPTE
veau, servent dans la Grammaire égyptienne de déterminatifs pour désigner ces membres en général; M. Champollion, dans sa Grammaire, et Salvolini, CampagnedeRhamsès,90,en ontfait la remarque. Le motif est-il que le taureau était le symbole de la puissance (voyez l’article Taureau ) , et que, par conséquent, l’oreille de cet animal désignait la puissance de l’ouïe, comme le nez la puissance d’être intérieurement ou de résider ?