POTIER
Isaïe dit : Jéhovah, vous êtes notre père, nous sommes
lui-mcme, qui signifie proprement pierre taillée, coupée, le couteau étant dans la Grammaire égyptienne le déterminatif des idées de division et de séparation. (Champ. Gramm. égypt. p. 384 .)
de l’argile, vous êtes notre potier, et nous tous nous sommes l’œuvre de vos mains (Is. LXIV. 8).
Ce passage est facile à comprendre, il sera donc facile d’y voir l’application du principe que nous avons établi.
Le mot employé par Isaïe est “lîf 1 itsr, qui signifie un potier et le créateur du monde.
Job (XVII. T) nomme les membres humains D’HÎT, proprement les moulures du potier.
Et le nom de l’homme DIX adm, Adam, est formé de celui de l’argile ou terre rouge, HiDlN adme.
Ainsi la langue hébraïque donne d’une manière positive la signification d’un symbole ou d’une image sur laquelle on ne peut se méprendre.
L’Égypte ici vient confirmer ce système : sur les bas reliefs de l’abalon de Philé, dit Salvolini, on voit le dieu Chnouphis le formateur , fabricant les membres humains sur un tour de potier chargé d’une masse d’argile. (Analyse des textes égyptiens, p. 24, n° 76.)
M. Champollion donne dans sa grammaire l’image de Kneph potier (p. 283 et 348). Nous reproduisons ici une des variantes de ce symbole.