‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 2 sur 61 · LB ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LB ROSSIGNOL

Dans un buisson de roses HoD Did fut bien caché; Hais, sous les fleurs écloses.

Amour m'a déniché.

Il courut au bocage, Léger et triomphant.

J'eus pour première cage . Les doigts du bel enfant.

J'ai regu la becquée Sur le bout de son dafd ; Ha langue y fut piquée Parle dieu babillard.

Aussi ma voix subtile.

En tout cœur, dàs ce jour, . S'insinue et distille Un dous venin d'amour.

Et ma gorge en délire.

Dans ses brillants fredong,

D,gniodD,GoOgIe

LES SYMPHÛNI^S.

De l'amoureuse lyre Sait prendre lous les Ions.

Je veux chanter encore Ha joie et mes ennuis; Je chante avec l'aurore.

Je chante avec les nuits.

Je défie et. méprise Fauvettes et pinsons.

Et la mort seule épuise Hon cœur et mes chansons.

J'aime une fleur nouvelle, La rose q.ui m'entend; J'aime, et je veus, près d'elle, Expirer «1 chantant

J'y suis bien, soustou ciel de flamme) J'y sens mieux respirer mon fime ; C'est la vie après le sommeil.

J'aime aux fleurs ces parfums suireges Et l'air brûlant de ces rivais...

Marchons toujours vers le soleil.

Vois-tu la grenade et l'orange ; Tois-lu ces rrujEs à forme étrange

SYMPHONIE DES SAISONS

Rouler autour de nos pieds nus?

CueilloDS-lesI et, plus loin eacore.

Cherchons, aux lieux d'où vient l'eurore, Des enivrements inconnus.

LES KOBfla

Le soleil a bu dans la rose Les pleurs dont le matin l'arrâse; Il enlève aux boutons charmants ■ Le poids de leurs fiais diamants.

•Uille Qeurs, heureuses d'éclore, S'ouvrent au feu qui les colore; On zéphyr passe et fait larcin Des parfums cachés dans leur sein.

Q s'en va partout les répandre.

Ces parfums qui font le cceur tendre;

Avec lui l'enivrant poison

Vole aux deux bouts de l'horiziM).

n n'est au loin, sous la verdure, Une Ame « flère et si dure Où l'amour, en sa folle ardeur, N'entre avec la subtile odeur.

Si tu ne veux qu'elle t'enivre.

Il ne faut respirer ni vivre;

n faut Tuir l'odeur dii rosier , Et son poSte an dons gosier.

Fuis c«t air qae l'été respire; Fais cette chansoo qu'il soupire; Fois vers ces monts toujours couverts Du neigeux manteau des hivers.

Pour vous, ô mon frère, ô mon maïtr J'abandonne, h jamais peut-être, Ma mère et nos dieux offense.

Je vais,' dans mon idolâtrie.

Sans nom, sans autel, sans patrie...

Mais si tu m'aimes, c'est assez.

Le bonheur dont ta voix m'inonde He paierait la perte d'un monde.

Ton regard ouyre au mien les cieui ; Si sa clarté m'était ravie, Je donnerais toute une vie Pour un seul éclair de tes yeux.

Vois le ciel , la mer qui flamboie ; Entends ces oiseaux dans leur joie; Respire à flots l'air embaumé.

Goûtons ces splendeurs infinies.

SYMPHONIE DE3 SAISt>NS.

Yiensl la cl<d de cee bamoDies, C'est t'ambnr, 6 mon bien-aimdt

Un désir, une ardeur immense Conrt jusqu'au fond des flols amers:

C'est l'amour qui jette en démence Et foit gronder l'esprit des mera.

La mer, la belle mer de Grèce S'enfle et rougit d'une caresse, ^embrase au soleil d'Orient, Et, de la vague où tout palpite, Voici que la blanche Aphrodite Sort toute nue en souriant.

Elle vient, la déesse blonde; Tout cède au charme de ses yeux ; Elle Tient, la 6lle.de l'onde.

Régner sur l'homme et sur les dieux.

Dès lors, on entend sur tes plages Rire, 6 merl les amours volages, Et retentir leurs doux sanglots.

Et l'on voit tes nyii^)bes hardies.

Accourant h leurs mélodies, Plonger avec eux sous les flots.

Hais la brillante et folle écume.

LES SYUI>HONIES.

D'où sort la belle au sein d'argent, Cache au fond ta noire apiertume.

merl ton désir est changeant.

L'astre d'or, qui , durant des lieues , Enflamme ainsi Ces vagues bleues, S'éteint sous les flots rembrunis...

Vénus I et l'eau qui sommeille Berce, hélasl la conque vermeille Sur des abtmes infinis.

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