‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 21 sur 61 · HYMNE DE LA MORT · texte numérisé non relu

HYMNE DE LA MORT

Pourquoi, vous qui rêvez d'unions éternelles,

Haudissez-rous la mortî Eatrce bien moi qui romps des âmes fratenielles

L'indissoluble accord?

N'est-K» donc pas la vie aus querelles jalouses.

Aux caprices moqueurs, Qui vient, comme la feuille à travers ces pelouses.

Éparpiller vos cœurs t

C'est sa main qui disjoint vos plus chères entrailles.

Vos âmes eu lambeaux , Et qui dresse entre vous d'aussi froides murailles

Que celles des tombeaux.

Moi, je vous réunis; je vais, liant ma gerbe, Aux cbamps les plus loinlains;

iU LES SYMPHONIES.

Et des CŒurs divisés, de l'humble et du superbe, Je confonds les destins.

C'est moi qui Tais tomber les [rius fortes barriâres,

Qui brise tous les fers ; J'ouvre un monde plus vaste aux vertus prisonmères

Dans l'étroit univers.

Chaque âme dans mon sein touche à toutes les Smee;

Des bouts du firmament jrasaenible et je confonds les plus diverses Qammes

Dans mon embrasement.

L'amour est, soug ma loi, pur de la jalousie

Qui l'empoisonne ailleurs; peut, sans rien 6ter à l'idole choisie.

Se donner à plusieurs.

L'illusion si douce, ici-bas, t'est ravie;

Tu vois partout le mal.

La mort conservera, mieux que n'a &it la vie,

Ton fève d'idéal.

Viens, à cœur fiitigué, qui me craignis naguère,

Toia ù je te trompais!

Repose-toi ! La vie est l'étemelle guerre,

Et moi je suis la paix.

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