LES MOISSONS
CHANT DU GOg
Leves-TOus, moissonneurs, alertel Le coq a chanté sur le toit.
D'ombre encor la plaine est couverte , Hais l'aube vient, le coq la voit; Quittez vos lits ^e mousse verte.
Alerte, moissonneurs, alertel Le coq a chanté sur le toit.
•Le coq, horioge de la grange.
Sent marcher l'heure et le soleil.
Avant que l'horizon se frange D'un fil d'écarlate et d'orange, Qu'un bout du clocher soit vermeil ,
IDYLLES UÉROIQDES.
Le Goq, horloge de la grange, SonDe il tous un joyeux réveil.
Le coq vaillant chante avec joie L'amour, la guerre et le travail.
Si l'épervier là-haut tournoie.
Lui , sous son casque de corail , Fier, il vaincra l'oiseau de proie.
Le coq vaillant chante avec joie L'amour, la guerre et le travail.
Les blés hauts et dorés, que le vent louche k peine. Comme un jaune océan ondulent sur la plaine ; D'un long ruban de pourpre, agité mollement, L'aurore en feu rougit ces vagues de froment. Et, dans l'air, l'alouette, en secouant sa plume, Chante , et comme un rubis dans le ci^ bleu s'allume.
Mais déjà la faucille est au pied des épis.
Les souples moissonneurs, sur le chaume accroupis, Sont cachés tout entiers, comme un nageur sous l'onde; Leur front noir reparait parfois sur la mér blonde. Plongeant leurs bras actifs dans les flots de blé mdr, Us avancent toujours de leur pas lent, mais sûr; Leur fer tranchant et- prompt, i tous les coups qu'il frappe. Rétrécit devant eux l'or de l'immense nappe.
Derrière eux, le sillon reparaît morne et gris,