‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 40 sur 61 · FRANTZ. — LES MOISSONS · texte numérisé non relu

FRANTZ. — LES MOISSONS

Les bluets sont tombéa et lea pavota fleuris; Et le soleil do juin, piquant comme la flèche, Sur leur couche de paille k l'instant les deseéche.

Le Bol brâle ; on dirait que la Qamme a passé Sur le terrain , Aé]h blanchâtre et crevassé. Les faux marchent toujours, allongeant derrière elles Les rangs d'épis tombés en réseaux parallèles, Et qui semblent de loin , tissu fauve et doré, Des toiles de lin neuT qu'on blanchit sur le pré.

Cans l'air lourd plus de voiz , hors le bruit des cigales

Frappant le ciel cuivré de leurs notes égales.

Entre les moissonneurs plus de joyeux propos;

Il est temps que midi sonne enfin I« repos.

L'œuvre languit; la maia, en essuyant la tempe,

Retombe mollement avec l'eau qui la trempe.

Les yeux cherchent; voici, travailleurs aux abois.

Que vous voyez venir, par le sentier du bois,

Les ronges tabliers, les corbeilles couvertes

D'un linge blanc qui luit entre les feuilles verles.

Des cris ont salué l'espoir du gai repas.

Vers l'ombre, au bout du champ, chacun marche à grands p

On s'assied. Les grands pains sont étalés sur l'herbe.

Le maître fait tes parts, trônant sur une gerbe.

La fermière a servi les rustiques apprêts

Et rempli d'un vin clair les écuelles de grès.

Hais déjà, sous le chêne où la mousse l'invite,

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SeO IDYLLES HÉROIQCES.

Pressant cjmme la soif, le sommeil descend vile. Près de rbomme endormi, lés marmots en éveil Font leur .moisson d'ivraie et de pavot vermeil.

Là, debout, lui montrant sa (erra et sa chaumière. Le fermier prend la main de la brune fermière.

Vois ces riches moissons; vois, sous ces flots de blé,

Notre champ qui se dore ; D'une moisson d'amour le prinlemfe a comblé

Mon cœur plus riche encore!

Viens! pour payer les fleurs que tu m'offrais hier, Qu'aujourd'hui tu me donnes.

Je veux, en épis mûrs, à ton front doux et fier Rendre ici des couronnes.

Quand tu fuyais, sombre et cherchant Un désert et des fleurs nouvelles, Je t'ai dit : Ha vigne et mon champ, Mes prés en cachent de plus belles.

Rien, dans ces lointains merveilleux.

Ne vaut les fruits, les blés qu'on sème Dans le sillon de ses aïeux , Et qu'on partage à ceux qu'on aime.

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