FRANTZ. — LES MOISSONS
Sur les chars empourprés des derniers feux du jour, Gerbes et moissonneurs sont rentrés dans la cour. Déjà, dans l'avenue, en face de la grange.
Sonne la cornemuse, el la troupe s'y range.
Le plus vieux, qui maintient le rite coutumier, A réglé le cortège et marche le premier .
Il porte, heureux trésor acquis par tant de peine , La couronne d'épis sur une croix de cbène.
Un rutian d'écarlate enroule au bois grossier Les fleurs que l'été mêle au froment nourricier; Et l'emblème sacré de joie et d'abondance Du travail et de Dieu parle avec évidence.
On part ; la voix éclate, 'et les vieilles chansons Escortent noblement le bouquet des moissons.
Le soir dore les murs de la ferme qui brille. I^, debout sur le seuil, le père de famille Attend paisible et fier tout son peuple assemblé. Et reçoit dans ses mains les prémices du blé.
Bientôt les épis d'or et la croix qui les porte Comme un signe de Dieu sont cloués sur la porte; lis y doivent rester jusqu'à l'autre saison , Pour garder de teut mal les champs el la maison
Or, pour les moissonneurs, la journée étant faite, Commence le plaisir de la rustique fête.
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su IDYLLES Héroïques.
La danse et le repas où le maître joyeux Écoute leurs chanaona et s'assied avec eui.
(IN'MOISSONNKUB
1 La montagne a ses prairies, Le lait pur des vacheries , Des sources à chaque pas , Des bouleauï et des mélèzes.
Et des fraises...
Mais le froment n'y vient pas.
là, j'ai mon taillis de hêtre, Dn troupeau dont je suis maître, Un grand chalet de sapin ; Là, j'ai nombreuse famille :
Ma faucille Sait où lui trouver du pain,
La plaine en doux fruits abonde, D'épis elle est toute blonde ; Le blé rentre à plein portail; Hais la montagne a des hommes,
Et nous sommes Les plus braves au travail.
L'air est chaud comme à la forge, La soif nous serre la gorge ;
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