FR&NTZ. — LES MOISSONS
Mais la moisson va son train; Puis, au bout de la semaine,
On ramène Son mulot chargé de grain.
Mes fils, au bruit de ses cloches, Légers, glissant sur les roches.
Viennent se pendre à mon flanc, F^Dt de leurs allégresses
Mes caresses , Et l'espoir du bon paJn blanc.
Moissonneurs 1 sans plaindra vos peines.
Cuçillez irà blés mars dans les plaines, Le blé , notre bien le plus cher!
Ce 'grain d'or, sous sa pâle écorce, C'est le germe de notre force; C'est notre sang et notre chair.
Pour le pauvre, en liant la ^rbe.
Laissez quelques épis dans l'herbe; Qu'il glane un peu de co bon grain.
Puissions -nous, dans un champ prospéra, Voir tous les fils du mSme père Unis autour du même pain!
La maisoD , tout en fête, avec amour décore L'beureux char des moissons qui s'est rempli pour nous; La maison , tout en fôte et plus joyeuse encore , A vu l'épouse entrer et sourire à l'époux.
Dieu feit mûrir tes blés; c'est la femme éco Qui mélange un sel pur au pain de chaque jour; C'est elle, en souriant, qui donne au cœur de l'homme Son aliment sacré d'allégresse et d'amour.
Comme ce blond fromenl, elle est l'or véritable; Elle est le chaste orgueil du maître et du manoir. Le joyau qu'on admire, accoudé surk table.
Le flambeau du foyer quand le ciel se îait noir.
La maison, lout on fête, avec amour décore L'beureus char des moissons qui s'est rempli pour nous , La maison, tout en fête et plus joyeuse encore, A vu l'épouse entrer et sourire à l'époux.