‹ Les symphonies: idylles héroïquesChapitre 54 sur 61 · LE YBNT DU CIEL · texte numérisé non relu

LE YBNT DU CIEL

Passez, le veut du ciel emporte encor ce rêve. Toute paix, ici-bas, n'est qu'un moment de trêve.

L'amour habite ailleurs; Nul n'a bâti son temple et fixé son extase.

Partez, mais conservez le feu qui vous embrase

Pour un monde meilleur.

Je vous ramène à l'œuvre' à qui Dieu vous envoie. Reprenez le fardeau, chacun sur votre voie;

Marchez-y sans remord.

Vous savez bien qu'un soir je dois venir encore Vous enlever tous deux vers l'ineffable aurore,

Dans les bras de la mort

333 IDYLLES BËHOIQUES.

Eodonnis et tloUanIs sur mon soufBe paisible. Vous TOUS réveillerez sur le fatle invisible

Par Dieu même habité; lA seulement, payé du prix de votre attente, Votre amour, dans les fleurs, pourra dresser sa l«ntc

Et pour l'éternité.

UNE BRANCHE DE BBDlhBE

A VOS pieds , sur cette mousse

Verte et douce, One bruyère est en fleurs, Bruyère aux couleurs de rose,

Qik se pose Chaque perie de vos pleurs. ^

Cueillez-y, Sdéle et franche ,

Cett« branche Qui scintille à vos regards; Et, la baisant d'une lèvre

Toute en Sèvre , Vous la romprez en deux parts.

Puisqu'on ce jardin céleste ,

Nul ne reste , Qu'on fuit et sans revenir, Emportez-la tout humide.

KOSA MYSTICA.

Comme uo guide, Cette Qeur du

Ouvrez au bouquet fragile

L'Évangile, Ce garant de votre espoir; Placez-le près d'uoe image,

A la page Que vous lisez chaque soir.

Et sur ce lémoin des heures

Les meilleures Où le soleil vous a lui , Vos larmes, qO'îi cette feuille

Dieu recueille, Tomberont, comme aujourd'hui.

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