‹ Les symphonies. Idylles héroïquesChapitre 118 sur 143 · EE VENT DU CIEL · texte numérisé non relu

EE VENT DU CIEL

Passez, le vent du ciel emporte encor ce rêve. Toute paix, ici-bas, n'est qu'un moment de trêve.

L'amour habite ailleurs ; Nul n'a bâti son temple et fixé son extase. Partez, mais conservez le feu qui vous embrase

Pour un monde meilleur.

Je vous ramène à l'œuvre à qui Dieu vous envoie. Reprenez le fardeau, chacun sur votre voie;

Marchez-y sans remord.

Vous savez bien qu'un soir je dois venir encore Vous enlever tous deux vers- l'ineffable aurore,

Dans les bras de la mort.

Endormis et flottants sur mon souffle paisible, Vous vous réveillerez sur le faîte invisible

Par Dieu même habité; Là seulement, payé du prix de votre attente, Votre amour, dans les fleurs, pourra dresser sa tente

Et pour l'éternité.

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