LES S Y M I» H O X I E S
Vois du plafond qui s'ouvre une forme descendre, Vois ces nains s'accroupir, à tes pieds, sur la cendre; Vois ces doigts tout sanglants écarter tes rideaux. Un râle, sous ton lit, vient de se faire entendre; Le livre que tu tiens se déchire en lambeaux, Et le vent d'un soupir a soufflé tes flambeaux.
Les reconnais-tu bien sous leurs formes nouvelles,
Ces folles visions que tu trouvas si belles?
Ta main blanche a serré ces doigts courts et velus :
Les voilà, tes amours, sans que tu les rappelles !
Tu fais pour nous bannir des efforts superflus;
Le remords nous conduit, nous ne te quittons plus.
O frère de la mort, ô sommeil que j'envie! Dans ma suprême attente, hélas! tu me trompais! Je souffre, en ton linceul, les horreurs de la vie : Tu n'as pu me donner ni l'oubli, ni la paix.
Je ne demandais pas à ta douce magie De verser à mon cœur des songes superflus; J'invoquais pour tout bien la froide léthargie. Heureux qui dort sans rêve et ne s'éveille plus!
Je bornai là mes vœux. Je ne dois plus entendre Ce vain nom du bonheur, sans objet, sans échos : Si Dieu même ici-bas s'offrait à me le rendre, Je le refuserais! J'ai besoin du repos.