AD M ETE
Dans un sentier discret de ce taillis d'yeuse, Rose comme une nymphe et comme elle joyeuse, Moi, j'aperçus Myrto pour la première fois; J'aime depuis ce temps la campagne et les bois.
Ton vrai charme, ô Nature! est dans ta solitude; Quand j'erre au sein des bois sans guide et sans chemins, Je m'y sens préservé de toute- lassitude; J'aime avant tout chez toi l'absence des humains.
J'y dépose la vie et la charge commune; Tout vain désir s'y calme et cède à ton attrait; Devant tes doux tableaux toute image importune, Tout fantôme d'amour s'efface et disparaît.