‹ Les symphonies. Idylles héroïquesChapitre 5 sur 143 · CHŒUR DES FÉES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES FÉES

Dans l'aube où nous régnons bienheureux qui sommeille 1 Dénoue avec lenteur notre écharpe vermeille, Et garde un voile encor sur ton front ingénu. Que l'innocent réveil du printemps qui se lève

Ressemble encore au rêve Où ton âme entrevit le céleste inconnu.

Fais durer longuement la saison des prémices : " :s jours y sont pareils, mais tous ont leurs délices. ros heures passeront comme un groupe de sœurs :

l6 LES SYMPHONIES.

Toutes ont le même air et semblable parure ;

Pourtant chaque figure A sa grâce distincte et ses propres douceurs.

Reste donc parmi nous, dans le pays des songes, Seul monde où le cœur vive à l'abri des mensonges, Habite nos palais de nuages construits ; Ne poursuis que des yeux nos vagues perspectives;

Fuis les clartés trop vives, Et nourris-toi des fleurs plus douces que les fruits.

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