‹ Les symphonies. Idylles héroïquesChapitre 53 sur 143 · LA VIEILLE ARMURE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE ARMURE

N'emporte pas ce fer ! laisse avec ces piliers Crouler tes vieilles panoplies;

Sous ces murs qu'animait l'esprit des chevaliers Nous voulons être ensevelies^

Qu'importe à notre acier vos étuis de velours!

L'arme est faite pour la bataille.

Pour un vain ornement ces casques sont trop lourds;

Tes fils ne sont pas à ma taille.

A quoi nous gardez-vous? épargnez à ce fer Un sordide emploi qui le souille ;

Il trouve en ces débris un tombeau noble et lier; Qu'il meure ignoré dans sa rouille!

Entre vos faibles mains que puis-je devenir,

Moi, l'instrument des épopées?

Emportez des aïeux quelque autre souvenir;

Ne touchez pas à leurs épées.

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