‹ Les symphonies. Idylles héroïquesChapitre 65 sur 143 · LE S S Y M 1> II ON I!-. S · texte numérisé non relu

LE S S Y M 1> II ON I!-. S

Ce n'est pas de tes flots qu'émane Ta clarté si douce à mes yeux ; L'azur de ton sein diaphane, Beau lac, n'est qu'un reflet des deux

Sur ton lit de roc et de sable, Tu n'as reçu, pour don natal, Que ta transparence immuable Et tes profondeurs de cristal.

Les couleurs dont ton eau rayonne, Le soleil en toi répété, Cet éclat qu'un beau jour te donne, Tu les dois à ta pureté,

A tes ondes immaculées Comme les neiges des sommets :

Dans la source et l'âme troublées Les cieux ne se peignent jamais.

Toi donc, si tu veux, ô poète, Vivant miroir de l'univers, Qu'animant ton œuvre imparfaite, Le vrai soleil brille en tes vers;

Si tu veux qu'à travers ses voiles, Un meilleur monde, en souriant,

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