‹ Les symphonies. Idylles héroïquesChapitre 72 sur 143 · A MON AMI SAINT-RENE TAILLA N D I E · texte numérisé non relu

A MON AMI SAINT-RENE TAILLA N D I E

Dans cet air sombre et lourd qui pèse sur nos villes; J'ai peine à soulever le fardeau de mon corps; Courbé sous les douleurs et les travaux serviles, Quand j'aspire à monter, je tombe et je m'endors.

J'entrevois du chemin, en marchant sur la boue, Le grand mont qui se dore au soleil printanier; Une chaîne éternelle, et qu'en vain je secoue, Loin des sommets en fleur me retient prisonnier.

Pour fuir ce sol impur et l'odeur de nos tombes, Pour m'approcher du ciel et goûter les beaux jours, Ah ! que n'ai-je un instant les ailes des colombes Qui volent sur nos toits en chantant leurs amours 1

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