CHANT DE LABOUR
Plus loin! creusez encore un plus vaste sillon, Mes fiers taureaux, avant de rentrer à l'étable; Ma voix excite encor d'un paisible aiguillon Votre lenteur infatigable.
Le travail presse, amis! il faut qu'il dure encor, Il faut de l'héritage avoir atteint les bornes, Avant que ce sommet cache le globe d'or Qui luit en face entre vos cornes.
Retournons bien ce sol du levant au couchant; Qu'il offre un lit fécond au grain que l'on y sème! Je veux, pour de longs jours, fertiliser mon champ, Avant de m'y coucher moi-même.