Paror. Syphilis héréditaire el rachitisme
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Cuffer, due selon lui à la diminution considérable du chitfre des globules rouges et à leur décoloration, et selon Bar (1) à de la Iymphocytose et l’accroissement des mononucléaires.
Nous avons pu étudier quatre-vingt-trois observations d'enfants hérédo-syphilitiques qui ont été présentés à la consultation de M. le D° Comby et nous ne voyons signalé que quelquefois un état d’amaigrissement marqué.
Quelques-uns de ces enfants étaient chétifs, malingres, à la figure ridée et la peau parcheminée, mais le plus grand nombre étaient des enfants bien développés et plusieurs étaient superbes.
On voit donc, par ce qui précède que l'aspect de « petit vieillard » à la peau flasque et ridée ne doit pas être considéré comme un stigmate de syphilis héréditaire, Les hérédo-syphilitiques ont néamoins un facies qui leur est propre, facies que l’on ne rencontre que chez eux et que nous allons maintenant étudier.
Trousseau (2) l'avait bien remarqué et nous lisons dans ses leçons cliniques : « Le visage est d’un ton bistré spécial ; il semblerait qu'on a passé sur les traits une légère couche de marc de café ou de suie délayée dans une ample quantité d’eau. Ce n’est ni de la pâleur, ni de l’icière, ni le jaune-paille des auires cachexies. » Et plus loin il ajoute : « A la place des sourcils dont les poils sont tombés, vous voyez une tache jaunâtre,
1. Bar Er Brinpeau. La pralique de l’art des accouchements, t. II, 1907. at
2, Trousseau. Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu, t, HA, p. 328.
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bistrée, avec production considérable de squames, et ces mêmes taches bistrées qui ne sont en définitive que du psoriasis se retrouvent surlout au menton, autour de la bouche. ».
Ce facies des hérédo-syphilitiques se rencontre fréquemment ; dans les 83 observations que nous avons eues sous les yeux. nous l'avons vu noté 59 fois, ce qui fait une moyenne de 71 0/0, aussi souvent que le coryza.
Il peut se présenter de deux façons: tantôt c’est une teinte bistrée de tout le visage, tantôt une coloration particulière de la peau occupant des régions bien limitées.
La première forme est la plus fréquente ; on la trouve dans la moitié environ de la totalité des enfants atteints de syphilis héréditaire. Ces enfants, au lieu du teint rose et frais que doit présenter le nourrisson bien portant, ont une teinte uniformément bistrée et grisâtre de toute la face, un teint terreux différent de la pâleur que peuvent causer les autres maladies, différent aussi de la pâleur résultant de la syphilis quand elle atteint
l'enfant à un âge plus avancé, comme nous l'avons vu précédemment.
La deuxième forme, plus rare, puisque nous ne l’avons rencontrée que dans un cinquième des cas, est encore plus caractéristique. |
Elle consiste en une coloration de la peau, variable suivant ses degrés et aux tons plus ou moins foncés, allant depuis une légère ombre jusqu’à une coloration ardoisée, une teinte grisâtre, bistrée, quelquefois aux
tons fauves et même cuivrés.
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