‹ Les symptômes et le diagnostic de la tuberculose pulmonaire dans sa période de début (chez l'adulte)Chapitre 27 sur 48 · LIRE · texte numérisé non relu

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leux la tachycardie qui accompagne un état fébrile, et celle qui survient en dehors de toute élévation de température. Ce qui est remarquable dans la première c'est que, contrairement aux divers autres états fébriles où d'après Liebermeister, on observerait une accéléralion du pouls de huit pulsations en plus que la normale par” degré de fièvre; chez le tuberculeux l'accélération est beaucoup plus marquée, et contraste Justement avec la faible élévation de la température.

La tachycardie des tuberculeux dits Spyrétiques (ou tout au moins tenus pratiquement comme tels), a été considérée par M. Faisans comme un symptôme des plus fréquents et des plus précoces de l'infection bacillaire et auquel il accorde l'importance d'un signe de probabilité, alors que les troubles fonctionnels et les signes stéthoscopiques ne sont pas suffisamment concluants.

D'après M. Faisans, 75 à 80 p. 100 des tuberculeux au début ont de l'accélération du pouls et il est bien rare que les autres n’offrent pas à « certains moments de la journée une augmentation de dix à vingt pulsations par minute ».

Ces accès de lachycardie, en dehors d’une émotion très violente sont rares chez les sujets sains, on les a signalés dans l'alcoolisme chronique; mais s'ils surviennent parfois à l’état de manifestation primitive, il est bien rare qu'ils ne s'accompagnent pas de troubles moteurs ou sensitifs faciles à déceler.

Instabilité du pouls. — Le pouls est très instable chez le tuberculeux, et cela dès le début, aussi bien chez le tuberculeux à pouls normal que chez celui qui offre une accélération modérée ou très notable.

L'instabilité du pouls, au même titre que l'instabilité thermique, existe chez le tuberculeux au repos, elle est augmentée de même par les exercices, les émotions, et

demande à être recherchée soigneusement, le malade ne s’en rendant pas compte lui-même.

M. Wells a signalé en 1895 deux caractères particuliers du pouls au début de la tuberculose pulmonaire et que M. Papillon a retrouvés d’une façon à peu près constante.

C’est tout d’abord le peu d'influence des changements de position du malade sur le rythme du pouls, c’est: ensuite la sensation particulière que donne le choc sanguin, qui rappelle un peu la brusquerie du pouls de Corrigan, et que le mot de « hurried » rend très bien.

Tension artérielle. — En 1891 M. Marfan montra que la tension artérielle est presque toujours abaissée dans la tuberculose pulmonaire. Fuisans, Potain, Papillon, Reynaud, Teissier, vinrent confirmer cette opinion.

C'est non seulement un symptôme constant, mais

aussi pour M. Marfan c'est un symptôme qui apparaît bien avant tout signe certain, et qui disparait chez les tuberculeux guéris.

Cependant, on a rencontré l’hypotension artérielle chez des sujets atteints de tuberculose ganglionnaire (Lorin, Pizzini, Schreiber,) ou de tuberculose latente: ce n’est pas un signe de début vrai c’est un signe de plus de l’imprégnation bacillaire de l’organisme.

A l'état normal, la pression artérielle (prise avec l'appareil de Potain), oscille entre 15 et 18 cm. avec des écarts normaux possibles de 15 à 19 cm. selon l’âge ou le sexe.

Chez le tuberculeux au 1% degré on trouve une moyenne de 15 cm., moyenne qui s’abaisse ensuite avec les progrès de la maladie

M. Marfan a rencontré l'hypotension artérielle aussi bien chez les tuberculeux apyrétique que chez les tuberculeux fébriles, d’ailleurs les courbes de la pression

RTE

n’offrent aucune concordance avec les courbes du pouls et de la température.

Parfois l’hypotension peut faire place à lhypertension.

1° Dans les périodes prémoniloires des hémoptysies de celles que l’on considère comme symptômatiques d'un début de la tuberculose.

2° Au moment des poussées congestives pulmonaires.

3 Chez les femmes, au moment des époques menstruelles.

Dans tous ces cas, l'hypertension est passagère mais elle peut aussi exister d'une façon permanente; les classiques admettaient qu'il y avait alors coexistence d’une autre affection, ou présence d’une complication notamment du coté du rein (Potain).

L'hypertension sans complications, dit M. Lenoir signifie qu'il y a tendance a faire de la sclérose ou de l'emphysème, «il s’agit probablement d’un arthritique qui jugule sa tuberculose.» ;

Anémie. — L'anémie fait rarement défaut au cours de la tuberculose pulmonaire chronique aussi bien dans les formes évolutives que dans les formes latentes. Elle prend donc la valeur d’un stigmate de tuberculose.

Il n'existe pas de formule hématologique spéciale pour caractériser le début vrai. Grawitz et Strauss avaient élabliune classification desanémies tuberculeuses d’après l'évolution de la maladie : hypoglobulie légère au début, où diminution de l’hémoglobine; anémie peu accusée contraslant avec la pâleur de la face à une période avancée.

M. Labbé a monté que dans une maladie à évolution aussi irrégulière que la tuberculose, une division aussi didactique ne correspondait pas à la réalité des faits.

En cherchant à établir une concordance entre les appa-

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