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qui égare le moins le médecin vers un autre diagnostic. Le plus souvent en effet il pense à la tuberculose : car c'est le type le plus fréquent de l’anémie tuberculeuse.
3 Ocrodermie avec anémie à forme chlorotique.
11 s’agit alors de chlorotiques typiques.
Ces malades, ce sont des femmes le plus souvent, se plaignent de palpitations, d'essouflement, de fatigue, elles ont le teint jaune verdâtre, la face bouffie, les chevilles enflées. L'auscultation permet d'entendre des souffles au niveau du cœur et des vaisseaux du cou.
Le sang présente les caractères attribués par Hayem à la chlorose : il y a diminution du nombre des globules rouges, et une diminution plus forte encore de l’hémoglobine qui entraîne un abaissement considérable de la raleur globulaire.
Les globules rouges sont irréguliers, déformés, pâles et plus petits; les hématoblastes en général très nombreux.
Ces malades sont des chlorotiques typiques.
Avant que MM. Labbé et le professeur Landouzy, fissent connaître le résultat de leurs recherches, on discutait longuement afin de pouvoir différencier la chlorose vraie de Ja chlorose symptômatique d'une tuberculose pulmonaire cachée, et l’on cherchait quels étaient les signes différentiels.
En réalité toutes ces discussions étaient vaines et superflues.
Si l’on enquête sur le passé des chlorotiques, et si l'on étudie leur avenir, comme l’a fait le professeur Landouzy, on s'aperçoit que leur chlorose n’est qu’une tuberculose pulmonaire latente, qui porte le masque de l’anémie.
D'autre part, si chez des chlorotiques vulgaires, on recherche avec soin la tuberculose latente, on arrive