‹ Les Syndicats Ecclésiastiques: Etude sur leur Légalité et leurs CausesChapitre 2 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Numquid non habemus potestatem manducandi et bibendi ?

N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?

({re Epiître de Saint Paul aux habitants de Corinthe, Ch. 1x, verset 4).

S'adapter à toutes les situations, se conformer aux nécessités de l'heure, demander aux êtres et aux institutions qui passent les moyens de propager ses immuables dogmes, de donner à son règne spirituel les assises matérielles nécessaires, c’est une mission que l'Eglise catholique confie à sa hiérarchie secondée par ses fidèles et pour atteindre ce but, leur esprit connait toutes, les audaces. Lorsqu'aux premières heures du Christianisme, le droit public romain condamnait aux supplices les chrétiens, coupables d’association illicite, (l'Eglise), de lèse-majesté vis à vis de l’empereur en ne sacrifiant ni à ses dieux n1 à son génie ; frappés de plus par une loi d'exception, ces chrétiens se groupaient en Collegia funeralicia, sociétés pour l'aménagement et l'entretien de sépultures collectives : comme leurs concitoyens païens, usant du droit commun, ils creusèrent le soussol de la banlieue romaine ; l'autel légal au croisement des galeries, les assemblées nocturnes, les repas funéraires voilèrent, à l'abri des dénonciations, leurs réunions liturgiques, la câtéchèse, le sacrifice de la messe.

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