ÉTUDE CLINIQUE
L'étude de ce cas de linite plastique aux lésions si schématiques montre que, examen radioscopique mis à part, on ne pouvait guère attendre un diagnoslice précis de l'analyse des symptômes fonctionnels et physiques. Rte
S'agit-il, à cet égard, d’un fait exceptionnel ? A priori, cela semble peu probable, rien qu'à constater combien, dans l'observation précédente, l'absence d'une symptomatologie caractéristique s'explique bien par les caractères mêmes des lésions anatomiques. Mais une présomption ne prouve rien, les faits seuls ont une valeur. Aussi nous allons poursuivre cette étude par l'analyse des symptômes de la linite plastique tels que les ont présentés les auteurs et tels aw’ils nous apparaissent à l'étude des observations que nous avons examinées au cours de nos recherches bibliographiques. Nous avons transcrit ou résumc celles qui nous paraissent illustrer, avec la nôtre, le diagnostic de la linite plastique.
Le tableau clinique de linite plastique exposé dans lc: traités classiques varie suivant les auteurs et l’époque. Brinton en fait une description extrêmement
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vague et atypique. Plus tard, la symptomatologie se précise un peu. Mais ce n’est qu'après les publications de Souppault sur « Un syndrome simulant le rétrécissement de l’œsophage dû à la rétraction atrophique de l'estomac » que l’on trouve une symptomatologie de la linite plastique. Bien que la valeur des faits présentés ait été contestée par Moutard-Marun, lors de la communication, il n’en est pas moins vrai que, jusqu'à la période où la radioscopie est enliée dans la clinique, toute la question du diagnostic de la linite plastique a gravité autour de ce syndrone. Mais on a décrit aussi un syndrome pylorique ; sauvent encore la symptomatologie est celle d’un cancer des faces de l’estomac ; on peut même méconnaître cliniquement l’existence d’une lésion gastrique. Nous allons étudier sous ces aspects différents lé diagnostice clinique de la linite plastique.
1° Syndrome de- Soupault.
Ce syndrome est essentiellement caractérisé par
a) Des troubles de la déglutition qui vont en s’accentuant jusqu’à une dysphagie très marquée. A la période d’état, le tableau clinique est celui du rétrécissement de la partie inférieure de l’œsophage dysphagie aux aliments solides, plus rarement aux liquides, vomissements précoces à type de régurgitations.
b) Un cathétérisme facile contrastant avec les signes de rétrécissement œsophagien : quand la sonde
est arrêtée ce n’est qu’à bo ou 55 cm. des arcades dentaires, donc au-dessous du cardia. Par contre, si l'on essaie de remplir l'estomac par la sonde, on constate rapidement que le liquide reflue le long de ses parois externes avec ou sans efforts de vomissements de la part du malade.
c) L'absence au niveau du creux épigastrique de clapotage et de sonorité gastrique.
d) La réaction neutre au tournesol des aliments ayant séjourné dans lestomac.
__e) Ün état de cachexie en rapport avec cel ensemble symptomatique.
Souppault présente à l’appui de sa communica- Lion quatre observations personnelles et-cinq recueillies dans la littérature médicale.
Voici les deux premières observations de Sou-
pault que nous avons résumées.
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Femme de 56 ans. Elle souffre de Left depuis 4 mois. Ce sont d’abord des troubles vagues, avec par moments des crampes violentes survenant pendant le premier mois. Au bout d’un mois apparaît la dysphagie d’abord ‘aux substances solides puis aux liquides. La malade a énormément maigri au moment où elle est vue. A cette époque, elle est dans l’impossibilité de prendre aucun aliment; le lait est rejeté non caillé.
Au creux épigastrique on constate une induration diffuse. On pratique le cathétérisme : la sonde passe très facilement