FIEVRE JAUNE
(DIAGNOSTIC
Les premières apparitions d’une épidémie de fièvre jaune dans une contrée sont, pour le médecin qui en est le témoin, l’objet des hésitations les plus vives.
II se trouve tout d’abord devant des manifestations isolées et à leur début de cette affection, et c’est à juste titre qu'il redoute une erreur dont les conséquences peuvent être incalculables, soit alerter l'Office International d'Hygiène Publique et les navires qui ont fait escale dans cette zône; soit laisser se propager une maladie qui va s'étendre comme une tache d'huile et faire des ravages sur son chemin.
Or, c’est précisément à cette période initialequi permettrait peut-être d’enrayer l’épidémie que le diagnostic présente ses plus grandes difficultés et est passible d'erreur.
Il est utile à cet égard de rapporter l'observation de Dutroulau sur l’épidémie qui éclata à bord du brick « Le Cuirassier » en 1833 : ES
+ Nous partîmes, écrit-il, pour la Martinique et nous arrivâmes fin août. La fièvre jaune ne régnait pas dans le pays et n'y avait vas paru depuis 1827. Nous y restâmes huit jours, après lesquels nous partimes pour