‹ Les syndrômes ictéro-hémorragiques en pathologie tropicaleChapitre 16 sur 26 · AA · texte numérisé non relu

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Saint-Domingue. A moitié route, un officier fut pris de tous les symptômes de la fièvre jaune que je reconnus facilement, bien que je ne l’eusse vue encore que dans les livres. .

Le jour suivant, un «matelot fut pris des mêmes acci-. dents, et huit autres avant notre arrivée . à Port-au-

Prince. Là, existait une épidémie intense de fièvre jaune et les termes de comparaison ne manquèrent pas pour confirmer mon diagnostic.

L’épidémie continua à bord avec un caractère de vénignité qu’elle était loin d’avoir à terre et sur les bâtiments marchands qui étaient voisins de nous...

Ce n’est que vers le 25e degré de latitude que lépidémie nous quitta après avoir duré deux mois et avoir atteint 54 hommes dont un avec vomissements noirs et deux avec ictère. »

Or, comme l’a fait remarquer Corre au sujet de cette observation, il semble bien y avoir eu erreur de diagnostic et s'être agi plutôt de fièvre hilieuse.

L'opinion de ce dernier auteur à ce sujet est des plus nettes : .

« Mais si la fièvre jaune demeure distincte des maladies bilieuses et de la fièvre inflammatoire, il faut reconnaître qu’elle présente, avec ces maladies et plusieurs autres, des relations cliniques assez étroites pour mettre quelquefois en défaut, auprès du malade, l’observation la plus attentive ».

Bérenger-Féraud exprime la même idée lorsqu'il reconnaît que, dans les pays où il n’a pas encore été question de typhus amaril, ce n’est que lorsqu'on a vu se dérouler une longue succession de symptômes qu’on a la hardiesse de formuler son opinion, et trop sou-

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