OBSERVATION V
Inédile el résumée
M. Desf... Marc, entré à l'asile le 16 novembre 1900.
La maladie a commencé il v a deux ans environ à la suite d'une chute faite par le malade de 1 mètre à 1 mètre 50, du haut dun pressoir. Le médecin du pays nous indique qu'ilest tombé sur le côté droit du thorax, la tête ayant été intéressée par le choc ; Desf... perdit complètement connaissance pendant plus d'une heure. Il n'éprouva dans la suite ni paralysie, ni attaques apoplectiformes ou épileptiformes. Mais 5 ou 6 mois après, sa femme, qui n'avait jamais rien remarqué d'anormal chez son mari, s'aperçut de quelques modifications dans son caractère : il était sombre, laciturne : son intelligence S'affaiblissail. Puis elle fut étonnée de voir sa langue
s'embarrasser : 1} ne parlait plus aussi facilement, il « bé--
ÉLIRE gavait », dit-elle : ces troubles s'accentuèrent et insensible ment 11 arriva à un embarras de la parole tel qu'il se faisait comprendre difficilement. Le délire fut au début caractérisé par un sentiment de peur alimenté par des idées de persécu: lon et des hallucinalions de l’ouie.
À l'asile, le malade présente pour tout délire de la dépres- SION, sans conceptions morbides précises ni perversions psycho-sensorielles.
La démence est surtout marquée par un retard dans la compréhension et la difficulté qu'il a à faire des calculs simples.
Les troubles paralyliques sont caractéristiques et surtout marqués du côté de la langue rendant la parole à peine compréhensible. |
Au point de vue palhogénique, lous les renseignements concordent à démontrer que le malade n'était pas alcoolique, mais d’une vie très réglée, ne faisant d'excès d'aucune sorte, qu'il n’a pas eu la syphilis, fait encore démontré par l'insuccès d'un traitement à liodure. Le père et la mère, très âgés, sont très robustes et sans tares nerveuses.
Pas d'antécédents pathoiogiques importants en dehors de l'action du traumatisme indiquée au début de cette observa-
(ion.
A côté du traumatisme, nous rangerons la cause insolation qui jusqu’à présent, dans les étiologies classiques, n'a pas été signalée. Nous avons pu la noter sept fois, soit 2,93 pour 100. Toujours, le coup de chaleur était dans un concert de causes et l'impossibilité de débrouiller sa part exacte nous a paru évidente.
Remarquons que l’insolation s'est rencontrée plusieurs fois dans certaines observations de notre statistique.
Il était naturel que l'on cherchàt aussi, du côté des