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maladies infectieuses, des causes toujours prètes à expliquer la méningo-encéphalite diffuse. Là encore, les résultats, quoique importants, n’ont pas donné tout ce que l’on pouvait espérer à une époque surtout où la notion d'infection prime en étiologie.
Les maladies infectieuses (grippe, fièvre typhoïde, blen-
norrhagie, paludisme, pellagre, tuberculose), n'arrivent au
pourcentage qu'avec un chiffre relativement faible, 6,40.
OBSERvVATION VI
Inédile el résumée
M. Bou... Louis, entré à l'asile le 29 décembre 1902, est un homme de 29 ans, dont le délire, d'abord marqué au dehogs par des idées de grandeur, consiste actuellement en tlées de persécution elen idées hypocondriaques niaises. Les idées de persécution (son père voulait le luer et les voisins lui voulaient du mal) sont entretenues par des hallucinations correspondantes de louïe.
La démence est chez lui très prononcée. Complètement égaré dans le temps et l'espace, il ne peut effectuer les opéralions les plus simples el répond le plus souvent au hasard.
Quant aux froubles paralyliques, 1s frappent dès l'abord du côté de la parole, réduite à un bredouillement à peu près incompréhensible. L'écriture est à peine lisible tant elle est tremblée. La démarche et les phénomènes pupillaires sont également caractéristiques.
Les renseignements donnés par la famille du malade et confirmés par un étudiant du service, indiquent nettement que Bou... n'aurait fait que peu d’excès alcooliques et qu'il
n'a pas eu de maladies vénériennes. Les antécédents hérédi-
CT T0 done |
RAT CURE taires n'indiquent que du rhumatisme chez la mère qui aurait eu, d'autre part, un caractère nerveux. Un frère du malade eut une fièvre typhoïde et une pleurésie. Quant à Bou... lui-même, il aurait eu une fluxion de poitrine à douze ans el une autre fÎluxion de poitrine au régiment, Au régiment également, il présenta une série d'accès épileptiformes, assez intense, non cependant suffisante pour amener la réforme du malade. Depuis il aurait eu à diverses reprises des accès de fièvre et, au moment de l'examen (5 heures du soir), le malade présentait une température axillaire de 38°. L'auscultalion révéla des signes très nets de tuberculose au sommel gauche où 1l existait déjà quelques râles humides. Le cœur présentait de l'éréthisme et la fréquence habituelle (124 pulsations) ; le foie était hypertrophié.
Le malade a, du reste, succombé le 15 juillet:1904 àta suite d'une broncho-pneumonie du poumon gauche, vérifiée à l’autopsie. Celle-ci révéla également du côté du cerveau les
lésions caractéristiques de la paralysie générale.
Notre intention eût été d'élucider une question qui se trouve posée dans le livre de MM. Mairet et Vires, à savoir si infection ne joue pas, dans la constitution de la paralysie générale, le rôle de cause pathogène.
Nos observations ne sont ni assez nombreuses, ni assez typiques pour tirer ce point au clair.
Mais comme pour les causes précédentes, leur action, soit prédisposante, soit déterminante, nous a semblé bien nette.
C'est ici, normalement, sous la rubrique : « Maladies infectieuses », que devrait prendre place la syphilis. Le rôle énorme, prépondérant, « unique », a dit Fournier, l’année dernière, de la vérole dans l’étiologie de la paralysie générale, nous a obligé de l'enlever de sa place naturelle et de la
MR Me mettre à part, dans un chapitre qui lui sera spécialement DÉSeTVE.
Terminons en rappelant, sous le nom d'’excès divers, des facteurs d'ordre multiple.
Ce sont :
a) Des excès de tous genres:
b) Des excès génésiques : ce) Le tabagisme.
Enfin, nous ajouterons, quoiqu'elles paraissent assez peu se rapprocher des causes précédentes, les causes morales.
Notre tableau pour ces facteurs nous donne le pourcentage de 6.40.
OBsERvATION VII
Très résumée el inédite
Bon... Marius, âgé de 46 ans, entré à l'Asile le 12 juin 1889. Le malade présente une paralysie générale dans laquelle domine une démence très profonde : il ne se rend en aucune lacon compte de l'endroit où il se trouve et ne peut effectuer que quelques opéralions intellectuelles très simples et pour ainsi dire mécaniques.
Les troubles paralyliques sont nets, accentués et caractéristiques. #
Le délire est réduit à quelques rares idées de grandeurs : il va acheter des cafés, notamment le café de la Paix à Bé- Ziers et gagnera ainsi beaucoup d'argent.
Au point de vue éliologique; le malade, qui a toujours été un débile mental, n'a pas commis d'excès alcoolique : il buval à peine un lire de vin par Jour et ne prenait pas d'alcool.
Les renseignements qui nous ont été fournis nous permettent
RS se également d'écarter la syplulis et toute maladie grave antérieure. L'hérédité du malade nous est peu connue, notons cependant que son père n'était pas alcoolique. IE v à 3 ans, le malade éprouva une grande frayeur : 1} crut êlre pris dans un incendie. Et, il v a un an, il eut peur d'être brûlé de la même manière. C'est à la suite de ces deux émotions que les signes de dérangement cérébral apparurent : ils débutèrent par une phase d'apeurement lié à des idées de persécution el ses parents remarquaient que son agitation inquièle augmen-
Lait lorsque le temps était à l'orage.
Et ainsi nous avons terminé la revue des causes qu'il semble que nous puissions incriminer.
Sans empiéter sur le domaine de notre dernier chapitre qui sera celui de nos conclusions, il nous semble, actuellement, et après un examen impartial des faits que nous avons observés, il nous semble qu'il est difficile d'admettre pour les syndromes paralytiques généraux une cause -univoque.
D'ailleurs, plus nous pénétrons dans l'étude de ce sujet, plus nous apparaît sa complexité et la multiplicité des causes. Par contre, bien simplistes nous semblent les théories qui en cherchent /a cause et qui prétendent la démontrer.
Pour nous, plusieurs causes agissent et les plus puissantes nous sont, sinon inconnues, du moins assez mal connues ; je veux parler des eauses héréditaires.
Mais cela nous l’envisagerons tout-à-l'heure.
CELAP PRES
Depuis quelques années, sous l'influence des travaux des savants suédois, le rôle de la syphilis dans l'étiologie de la paralysie générale a pris une importance considérable.
En France, les grands promoteurs de cette idée et ses défenseurs ardents sont le professeur Fournier et Régis (de Bordeaux).
En 190$, la question a été portée à la tribune de l’Académie de médecine {séances des 21,28 février, 7, 14, 28 mars, 11 avril).
Des arguments ont été fournis, dans ce débat qui dura plusieurs séances, pour montrer que la syphilis est la cause de la paralysie générale. Le professeur Fournier, en effet, dans sa communication du 28 mars 190$ n'hésita pas à déclarer «qu'il n'y avait de paralysie générale que la paraiysie générale syphilitique et que, si on ne le disait pas encore, tout le monde le murmurait ». Nous discuterons cette opinion que notre étude nous amènera à combattre, peut-être même à infirmer, nous appuyant sur les arguments des professeurs Lancereaux, Joffroy, Cornil d’une part et sur notre statistique d'autre part.
Le professeur Fournier nous dit que la syphilis est généralement admise comme cause de la paralysie générale, eten