‹ Les Syndromes Parkinsoniens en Pathologie MentaleChapitre 10 sur 34 · TORRES · texte numérisé non relu

TORRES

blement digital peut être accompagné de clonies synchrones de la main et de l’avant-bras.

On observe, plus fréquemment, un tremblement vibratoire, d'intensité et d'amplitude variables, avec de brusques secousses d’instabilité, latérales ou sagittales, des doigts, et parfois de la main, déplacement segmentaire ou en masse, lentement rythmé ou arythmique.

Des mouvements arythmiques d’instabilité des doigts et de la main s’observent aussi en l’absence de tout tremblement.

Un examen attentif permet de noter quelquefois des fibrillations des muscles interosseux.

Au membre inférieur, il est aussi plus fréquent d'observer un tremblement vibratoire, plus ou moins régulier et rapide, avec de brusques secousses arythmiques ; mais le tremblement classique n’est pas rare, et se manifeste par un mouvement de € pédalage » : le pied est animé d’oscillations sagittales rythmées survenant habituellement par crises.

Le tremblement céphalique est constitué de secousses antéro-postérieures ou latérales de la tête, rythmées et synchrones au tremblement des membres, ou irrégulières avec des mouvements brusques d’instabilité. Parfois c’est un simple hochement ; parfois un tremblement vibratoire très fin, plus sensible au malade qu’à l'observateur. L’effort d'inhibition, un mouvement volontaire un peu brusque (signe de tête pour affirmer ou nier), accentuent d’ordinaire l’amplitude et l’irrégularité des oscillations. Il semble parfois diminué, freiné, pendant quelques secondes, par l’hypertonie paroxystique des sterno-cléido-mastoïdiens qui se tendent sous le tégument.

Le tremblement du maxillaire inférieur, généralement régulier, peut être isolé et réaliser une forme de début, ou accompagner le tremblement des membres sur le même rythme.

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Les contractions des masticateurs sont fréquentes, et parfois régulières, donnant alors l'apparence d’un tic de mâchonnement rythmé.

Sur les muscles des lèvres, de la houppe du menton, sur les muscles frontaux, sur tous les muscles même, on peut observer un tremblement régulier, ou des fibrillations multiples, qui, à la face, se traduisent souvent par une mimique de sanglots retenus.

Sur la langue, habituellement fibrillante et instable, on observe quelquefois des mouvements de trombonne ou une protrusion rythmée.

Les paupières sont animées de fibrillations continues quand les yeux sont clos. Quand les yeux sont ouverts, on observe, alternant avec de longues périodes où l’absence de clignement est remarquable, des crises de nictitation avec fibrillations et spasmes des paupières, et souvent révulsion des globes oculaires:

Les secoussses des globes oculaires s’observent, par crises, quelquefois conscientes : « mon œil saute » disent les malades.

Si le tremblement est généralisé, les diverses modalités régionales que nous venons de décrire peuvent s’observer simultanément chez un même malade. C’est l'exception. Le plus souvent, le tremblement est parcellaire, il siège sur la moitié du corps, sur un seul membre ou sur deux membres, sur la tête, etc.

Il est quelquefois permanent, mais souvent s'observe par périodes, ou par crises de courte durée.

Des crises de tremblement vibratoire généralisé peuvent apparaître chez un malade dont un seul membre, ou seulement la tête, tremblent d'habitude. Elles sont souvent provoquées par la colère ; chez un de nos malades, elles survenaient à la suite de crises de cataplexie nocturne. On peut, au contraire, observer des paroxysmes régionaux sur un tremblement généralisé habituel,

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Mais qu’on observe un tremblement rythmé classique, ou, ce qui est plus fréquent, des tremblements atypiques, un élément est constant et nons paraît fondamental : les secousses brusques d’inslabililé segmentaire qui traduisent la dysharmonie musculaire, l'absence de régulation volontaire du tonus, soumis à des variations brusques.

Les symptômes secondaires.

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