EN SR
Conditions psycho-cliniques.
Les particularités de l’état mental des aliénés parkinsoniens.
Nous indiquons dans le tableau ci-dessous la fréquence des syndromes parkinsoniens dans les différents groupes nosologiques (voir tableau page suivante).
Deux cas seulement d’artério-sclérose cérébrale sont insuffisants pour permettre de tenir compte de 100 % de syndromes parkinsoniens. |
Dans les autres groupes, c’est parmi les psychoses polymorphes (bouffées d’anxiété, accès dépressifs, faiblesse irritable, excitation paranoïaque subanxieuse), les psychoses à prédominance d’anxiété, les syndromes de confusion mentale de cause indéterminée, que nous avons observé le plus grand nombre de syndromes parkinsoniens : de 71% à 85 %. Polymorphes, anxieux ou confus, ces parkinsoniens sont, nous l’avons dit, des malades calmes.
Dans les psychoses maniaco-dépressives, et dans les syndromes hébéphréniques, la fréquence du parkinsonisme est encore considérable : plus de 50%, et c’est toujours en dehors des périodes d’agitation qu’on l’observe.
Chez les malades de ces groupes, l'intensité du syndrome parkinsonien est parallèle à sa fréquence : il est habituel d'observer des formes accusées.
Au cours des psychoses épileptiques, des délires d'interprétation ou des psychoses hallucinatoires ou paranoïdes, les syndromes parkinsoniens sont généralement frustes leur fréquence est moindre (42%, ho %, 37 %) ; ici encore, c’est parmi les malades calmes qu’on rencontre les parkinsoniens.
De même, le parkinsonisme ne s’observe que dans les formes dépressives de la paralysie générale (37 %), jamais