MOULE
drome parkinsonien est fruste), soit l'instabilité motrice et la turbulence des anxieux, mais ces malades, bradypsychiques, n’ont que des mouvements lents, soudés et dysharmoniques.
Lentement progressif dans quelques cas, le syndrome parkinsonien, ayant débuté par un membre, gagne parfois progressivement tout le corps.
Ces syndromes peuvent conserver pendant longtemps des caractères fixes, et d'apparence définitive. Ils sont d'habitude variables, d’un mois, d’une année à l’autre, de telle sorte qu’on a souvent l'impression d’avoir commis une erreur lors d’un premier examen.
L’intensité des symptômes est variable. On observe que des signes notés d'abord à droite siègent à gauche, qu’une hypertonie qui était généralisée n’atteint plus qu’un membre, ou la moitié du corps ; que l’automatisme primaire n’est plus aboli, tandis que l’hypertonie subsiste, que le mouvement de fileuse a été remplacé par un tremblement vibratoire ou par des mouvements d'instabilité arythmiques, etc.
Les troubles de la parole, les troubles vaso-moteurs, tous les symptômes, peuvent évoluer de la même façon.
Le syndrome parkinsonien alterne avec de l’hypotonie partielle, ou ‘des crises de suspension brusque du tonus (cataplexie), avec la catalepsie et la catatonie la plus typique.
Le paroxysme est la règle : on observe des crises d’hypertonie, des crises de tremblement, des crises de palilalie, des accès de mutisme, etc... Tous les symptômes sont variables, polymorphes, dissociés, et subissent des exacerbations paroxystiques ; ce sont là leurs caractères fondamentaux.