‹ Les Synodes du DésertChapitre 4 sur 36 · DD · texte numérisé non relu

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SYNODES PROVINCIAUX

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Lafferre 5o »

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M. Paul, pafteur, ayant écrit à la vénérable affemblée pour qu'on lui confervât fon honoraire, après avoir examiné cette demande, il lui en a été accordé la moitié.

L'affemblée a délibéré que MM. les pafteurs defferviront les églifes de la manière exprimée ci-deffous jufqu'au prochain fynode : M. Lavernède avec M. La Valette le colloque de St-Hippo-

lyte & de Lafalle ; M. Pomaret avec M. La Courbière le colloque de Gangcs; M. Laffagne avec M. le cadet Julien & La Cofte le colloque d'Anduze ;

M. Lafalle avec M. Vermeil le colloque du Vigan ; M. Lafage avec M. Lapierre celui de Valleraugue; M. Puech celui de Sauve.

Enfin l'églife du Vigan a été nommée pour la convocation du prochain fynode de la province, & on lui a remis les adtes des fynodes pour en avoir foin & pour les porter au fufdit fynode K

J. Gal, modérateur-adjoint; Paul Dalgue, fecrétaire; DucRos, fecrétaire-adjoint.

I. Dans l'ancienne discipline, les actes des synodes nationaux e'taient laissés en garde entre les mains des députés de la province qui était désignée pour la convocation du synode national suivant, et cette province en demeurait chargée pour les rapporter au synode.

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Synode du Vivarais.

Notre aide soit au nom de Dieu qui a fait le ciel et la terre. Amen.

Aâes du fynode provincial des églifes réformées du Haut & Bas-Vivarais & Velay, tenu fous la proteâtioyi divine au Déjert, dans le Haut'Vivarais, le huitième mai mil fept cent cinquante-trois, auquel ont ajjijié quatre pajîeurs & dou\e anciens^ députés de/dites églifes.

Après la ledure de l'Ecriture fainte & l'invocation du St-Nom de Dieu, il a été arrêté ce qui fuit :

Pour rendre grâces à Dieu de la tranquillité dont nous avons le bonheur de jouir', le fupplier de vouloir nous continuer fes faveurs, & les augmenter de plus en plus, on célébrera un jour de jeûne le dernier dimanche d'août prochain 2.

1. Le Vivarais avait eu beaucoup moins à souffrir de la persécution que les autres diocèses du Languedoc.

2. Gautier, continuant son ministère, cherchait, sans se lasser, à réorganiser les anciennes églises aussi bien dans la Basse que dans la Haute-Normandie. Il s'était fait adjoindre, pour l'aider, un proposant, originaire de Bolbec, Jean Godefroy, dit Lebas, et un autre proposant du nom de Lévrier. Au mois de mai 1762, Godefroy écrivait à Court, après un séjour de deux mois en Basse-Normandie : « M. Gautier a été content des habitants de ce bocage, je ne le suis pas moins, ils ont du zèle pour nos exercices; les gens de la première distinction viennent nous écouter.» A la fin de cette année, en décembre 1762, un nouveau colloque fut assemblé en Basse-Normandie. «J'ai prêché, écrivait Gautier, dans toutes les églises du Bocage; nous y avons aussi célébré la Ste-Cène et tenu un colloque, dont je vous enverrai les actes lorsque j'aurai un peu de loisir. Notre frère Lévrier partit pour le pays de Caux avant les fêtes de Noël, je l'ai fait remplacer par M. Lebas. J'ai encore fait deux petites courses à Caen, l'une de six jours, l'autre de neuf.» (Mss. Court, 25 janvier 1753.) Les actes de ce colloque ont disparu et il n'en reste qu'un court extrait. Mais le fait même de sa convocation prouve que l'organisation synodale était déjà en vigueur et poursuivait son cours régulier.

Copie du congé accordé en Poitou au sieur Pierre Lévrier.

«Nous, pasteurs et anciens, certifions à tous ceux qu'il appartiendra que le «sieur Pierre Lévrier, notre étudiant, est d'une famille très-recommandable par sa « piété. Il s'est très-bien conduit pendant l'espace de 6 ans qu'il a resté parmi nous,

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M. Alexandre Vernet, qui fut reçu au St-Miniftère le 1 2^ novembre 1 762, & qui depuis lors en a exercé les fonctions, a été d'une commune voix agrégé au nombre des pafteurs de cette province.

Chaque confifloire fe choifira une perfonnequi foiten état d'écrire exactement le nom des enfants qui feront baptifés dans les affemblées publiques.

« il nous a donné de grandes preuves de sa piété, de son zèle et de son empresse- «ment pour l'avancement de la gloire de Dieu, tant par ses prédications que par « ses exhortations. Mais ayant pris la résolution de se retirer dans les pays étran- « gers, pour être à l'abri de la violente persécution qui s'exerce dans ce pays, a « requis de nous la présente attestation de sa vie et mœurs. — C'est ce que nous «lui accordons en le recommandant à la Grâce divine et à la protection et bien- « veillance des personnes à qui il pourra s'adresser. «En Poitou, ce 26 juillet i/Si.

« GouNON dit Pradon, ministre; Gamain, ministre; Pierre Huet, ancien; J. Roy, ancien; Rivière, étudiant ; Lapierre, étudiant ; Vincent, chantre.»

Copie de V attestation que ledit Pierre Lévrier a apportée de Londres.

«Nous, soussignés, certifions et attestons à tous ceux qu'il appartiendra, qu'à « la réquisition du sieur Pierre Lévrier, ci-devant étudiant en théologie dans la « province du Poitou, de certifier de la conduite qu'il a tenue en Angleterre, depuis «l'année lySi (où la violence de la persécution le contraignit de passer dans ce « royaume), jusqu'à présent, nous nous faisons d'autant plus de plaisir de lui rendre «un témoignage avantageux que d'un côté sa conduite nous a toujours paru régu- «lière depuis que nous le connaissons dans cette ville et qu'il ne nous est rien « revenu à sa charge, et que de l'autre ce zélé serviteur de Dieu est dans la résolu- « tion de retourner dans sa patrie pour y visiter ses frères, comme auparavant, « jusqu'à ce que la Providence lui ait procuré le moyen de se rendre au séminaire « français des églises réformées, pour y perfectionner ses lumières et pour être « ensuite agrégé au corps des pasteurs de sa province ou de celle de Normandie, « au cas qu'il en soit requis par les pasteurs et les fidèles de cette dernière, où il se «propose d'aborder, et qu'il y soit autorisé par ses anciens directeurs. Un tel des- « sein, formé par un candidat tel que M. Lévrier, recommandable par sa piété, par « son zèle aussi bien que par les services qu'il a déjà rendus aux églises sous la « croix, comme il conste par le certificat des pasteurs de sa province, dont il est « nanti, — un projet conçu par le susnommé, lors même qu'on lui off"rait une église «à desservir en pays de liberté, un projet enfin, dont le but tend si visiblement à « l'avancement de la gloire de Dieu et à l'édification de son Eglise, étant digne des «louanges et de l'approbation de tous ceux qui s'intéressent aux malheurs de « [l'Eglise]. Nous ne saurions trop recommander le susdit serviteur de Dieu à la « Grâce et à la Protection divine et à la bienveillance de tous nos chers frères en « Christ, auxquels il pourra s'adresser dans les différents lieux où la Providence « l'appellera.

En conféquence de l'art. 3 du fynode tenu le ig'' avril 1762, qui porte en fubftance qu'on exercera la difcipline contre ceux qui habitent enfemble fans avoir fait bénir leur mariage, & fâchant bien que P. Af..., de la paroilTe de Gluiras, F. R. de la paroilfe de Défaignes, M. V. de la paroiffe de St-Agrève, J. P. G. de la paroiffe d'Araules

«Expédié à Londres, ce 25 septembre 1752, et ont signé: Duplan, Dunière « et Viala, ci-devant pasteurs des églises réformées sous la croix. »

Je soussigné, déclare lesdites attestations exactement collationées sur les originaux ; et, conformément à l'art. i3 du colloque des églises réformées de Basse-Normandie, tenu en décembre 1752, j'ai délivré la présente copie.

Fait au désert, ce 27 janvier lySS.

P. Gautier.

Godefroy continua, en 1753, ses courses en Basse-Normandie. «J'ai fait six tournées dans notre district de Basse-Normandie depuis les Rois, j'en avais fait deux dans la Haute-Normandie depuis la Saint-Michel; j'ai fait deux voyages à Montabard, mais ce dernier endroit n'est guère praticable.» (Mss. Court, 16 août 1753.) Gautier revint en Basse-Normandie pour les fêtes de Noël, et c'est le 8 décembre qu'il réunit un nouveau colloque.

Colloque de Basse-Normandie du 8 décembre ij53.

Au nom de Dieu soit fait. Amen.

Actes du colloque des églises réformées de Basse-Normandie, assemblé sous la favorable assistance de Dieu ce jourd'hui huitième décembre mil sept cent cinquante-trois, auquel colloque a présidé M. Pierre Gautier, pasteur, le sieur Legeay, ancien de l'église de Condé, faisant les fonctions de secrétaire.

Après l'invocation du St-Nom de Dieu, M. le modérateur, étant encore seul pasteur à desservir les églises de Normandie, a dû représenter à la vénérable assemblée le préjudice et le mécontentement que causent aux églises de Haute-Normandie les différents voyages qu'il a faits ici pendant les saisons d'hiver, et que, désormais, ne pouvant se promettre de venir en Basse-Normandie autrement que par intervalle, sans être astreint à aucune visite préfixe et régulière, soit à cause du besoin que la Haute-Normandie a de son ministère, soit à cause du mauvais état de sa santé, il serait dans l'intention de faire desservir annuellement le quartier du Bocage par quelqu'un de ses associés, et que, comme il n'en saurait actuellement proposer d'autre que M. Jean Godefroy, dit Lebas, le seul sujet qu'il ait à sa disposition, par la prompte retraite de M. Lévrier et par les difficultés qu'il rencontre à le faire remplacer, il aurait invité les consistoires du Bocage d'examiner en corps si les services dudit sieur Lebas ont été agréables à leurs églises respectives, quels témoignages ils ont à rendre de la conduite et des talents dudit sieur, et si on voudrait l'agréer pour pasteur perpétuel.

Messieurs les députés desdites églises, ayant d'abord témoigné à M. Gautier combien on avait été sensible à toutes les peines qu'il avait prises en faveur de ces troupeaux, combien on avait été touché de ses instructions, édifié par sa con-

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fe trouvent dans le cas, le fynode leur fait les plus vives exhortations pour qu'ils faffent bénir leur mariage au plus tôt, dans les endroits où cela fe peut, faute de quoi, ils font fommésde fe féparer jufqu'à ce qu'ils aient fait paraître un certificat de la bénédiction de leur mariage.

Peirot, pafteur & modérateur; Vernet, pafteur; Coste, pafteur; Blachon, pafteur & fecrétaire du préfent fynode.

duite et encouragé par sa prudence et sa sagesse à maintenir l'œuvre excellente du ministère sous la croix, à entretenir la communion des Saints avec toutes les églises du royaume, et particulièrement avec celles de la province, ils auraient encore désiré qu'ayant établi entre elles une heureuse harmonie et ayant depuis cimenté, avec tout le fruit et les succès qu'on pouvait se promettre, l'intelligence et la bonne union qui subsistent entre les différents quartiers de ce vaste département, il eût plu audit sieur pasteur de ne pas priver ces églises d'un ministère que toutes sortes de raisons leur rendaient cher et recommandable, et l'ayant instamment supplié pour qu'il ne les abandonnât point et qu'il daignât leur accorder le tiers ou le quart de ses services annuels, selon ce qui avait été convenu la précédente année.

M. Gautier, sensible à la reconnaissance de ces églises, à l'empressement et au zèle qu'on lui témoignait, n'a pas cru pouvoir rien changer aux résolutions qu'il venait de témoigner à la compagnie, ayant plutôt motivé ces résolutions par de nouvelles considérations prises des soins qu'exige l'église naissante de Rouen et celles du pays de Caux, où la division qui semblait éteinte par la mort du sectaire Rudemare reprend une nouvelle vie qui rend désormais sa présence absolument nécessaire, et s'est excusé s'il ne prenait aucun engagement avec ce district sans pourtant renoncer à visiter ces troupeaux, lorsque sa santé et les circonstances pourront le lui permettre. En conséquence de quoi, la v[énérable] assemblée ayant délibéré sur les arrêtés qu'il conviendrait faire, il a été déterminé, résolu et conclu :

1. — Que le présent colloque accorderait de nouveau une vocation à M. Jean Godefroy, dit Lebas, sans plus astreindre son ordination lors et au temps du synode provincial, dont la tenue paraissait très-incertaine à cause des divers contre-temps qui ont empêché et qui en retardent encore la convocation.

2. — Que ledit candidat, une fois consacré, appartiendrait aux églises du Bocage, exclusivement à toute autre et à tous autres sujets, en sorte que, s'il ne peut de son chef, c'est-à-dire sans l'approbation du colloque dont il sera censé relever, se dévouer à aucun autre quartier, ni église, ni négliger le service de celles-ci en faveur d'aucune autre sans leur exprès consentement, lesdites églises du Bocage ne pourront non plus lui associer ni substituer aucun sujet, à moins qu'il l'agrée, et ce, en conséquence de la promesse qu'il a faite ce jourd'hui, en présence de toute la compagnie, de ne jamais se départir du service des susdites églises, sans des raisons valables et sans un congé expédié en colloque.

Synode du Vivarais.

Notre aide soit au nom de Dieu qui a fait le ciel et la terre. Amen.

Aâes du f/îiode provincial des églifes réformées du Vivarais & Velay, tenu fous la proteâion divine au Défert, dans le Haut- Vivarais, le dix-feptième odobre ?nil fept cent cinquante-trois \ auquel ont ajjîjlé quatre payeurs, un propofant & neuf anciens, députés def dites églifes.

Après la ledure de la parole de Dieu & l'invocation de fon St-Nom, il a été rcfolu ce qui fuit :

Uaflemblée, réfléchiflant, non fans une amère douleur, fur les irrévérences qui ne fe commettent malheureufementque trop pendant

3. — Ayant été dressé par commission un projet de vocation, tel qu'il pouvait convenir de l'accorder audit sieur Lebas, lecture dudit projet ayant été faite à l'assemblée, elle l'a approuvé et en a fait dresser l'acte, dont voici la teneur, lequel acte aura été signé par MM. G. Chesnel, J. Fouray, P. Vardon, P. de La Ferté, anciens, députés au colloque et par Messieurs les directeurs de l'assemblée ainsi qui s'ensuit :

[Acte de nomination du pasteur Godefroj-.]

« Les églises réformées de Basse-Normandie, assemblées en colloque ce jourd'hui « huitième décembre mil sept cent cinquante trois, ayant délibéré qu'il serait accordé (( une vocation à leur proposant le sieur Jean Godefroy, dit Lebas, pour se faire 0 consacrer par l'imposition des mains, selon l'usage et la pratique des églises (I réformées de France, déclarent par nous, soussignés, que lesdites églises, dès «l'année précédente, ayant accordé une vocation authentique au susdit candidat « qui l'aurait autorisé de se présenter au synode provincial pour être promu au « St-Ministère, en suite des épreuves que la vénérable assemblée aurait trouvé à « propos de décerner, mais que ledit synode n'ayant pu se convoquer au temps « déterminé, et ne le pouvant encore à cause de plusieurs circonstances qui re- « quièrent de cette province toute la prudence et la circonspection dont on est « capable, les églises du Bocage, désirant se maintenir dans la possession du culte « public dirigé par des pasteurs approuvés, et voulant se conformer autant que « possible aux rit[es] encore reçus ou autorisés par les églises sous la croix, — « souhaitent que le sieur Jean Godefroy, dit Lebas, muni du présent acte, aille en « temps se présenter au lieu qui lui sera indiqué par notre très-cher et très-honoré « frère M. P. Gautier, pasteur et modérateur du présent colloque, pour y subir tels

SYNODES PROVINCIAUX. Sg

la célébration du baptême & de la Ste-Gène, exhorte vivement les anciens de prendre toutes les précautions pour que, dans la fuite, on fe conduife avec un ordre Se un refpe6l qui marque qu'on eft en la préfence de Dieu & que l'on f 'acquitte des cérémonies les plus faintes & les plus augufles de la religion.

Les pafteurs & anciens qui ont été chargés, ou qui le feront, de diftribuer aux pauvres les feptante-cinq exemplaires des Réflexions de M. OJîerjvald fur le N[ouveau] T[ejîament] & les deux cent vingt Devoirs des communiants, rendront compte chacun de la manière dont ils fe feront acquittés de cette commiiïîon.

La compagnie, pénétrée de douleur de l'état trifte où font nos très-chers & très-honorés frères détenus fur les galères, à caufe de

« examens qu'on croira nécessaire avant que de l'installer au St-Ministère évangé- «lique, et y recevoir en conséquence les pouvoirs nécessaires pour exercer toutes «les fonctions pastorales, au moyen que Tordination soit faite par trois ministres « et qu'il en soit fait apparoir à ces églises par bon et valable témoignage, sauf à « nos églises de déroger à la présente clause, si elle ne peut être remplie dans le « terme prescrit, — déclarant, en outre, que nous avons tout lieu de présumer que «le ministère de M. Lebas nous sera salutaire, et que, depuis deux ans qu'il a « desservi les églises de ce district, il n'a donné lieu à aucune plainte qui nous « empêche de lui rendre la louange qu'il mérite. Désirant le fixer à nos troupeaux, « il a aussi promis d'y demeurer attaché autant de temps que la divine Providence « lui en ferait la grâce. Et c'est pourquoi encore la présente vocation lui est accordée « et que l'acte que nous dressons est signé de nous, selon ce qui est ordonné par « notre colloque séant, le recommandant à la Grâce divine et à la bienveillance de a nos chers frères en Christ auxquels il pourra être adressé.

« Nous expédions le présent acte le jour et an ci-dessus, fait en colloque ; en foi de quoi nous avons signé :

«P. Gautier, pasteur et modérateur; C. Chesnel, ancien; J. FouRAY, a.; P. Vardon, a.; P. de la Ferté, a.; Legeay, ancien, secrétaire du colloque. »

4. — Comme les églises sont persuadées que M. Lebas doit toujours plus les édifier tant par sa bonne conduite que par ses instructions et prédications, M. Gautier a été sollicité de procurer le plus tôt possible au sieur Lebas les pouvoirs nécessaires pour exercer toutes les fonctions d'un ministère toujours plus utile à ces troupeaux. En attendant, l'acte original, dont est copie ci-dessus, a été confié à la garde du secrétaire de l'assemblée pour par lui être remis en temps à Monsieur le modérateur, lequel est pleinement et absolument autorisé par le colloque d'adresser le susdit candidat et de le faire consacrer en telle province, ville ou pays qu'il jugera expédient et loisible, au moyen que l'ordination soit faite selon qu'il est expressément porté dans l'acte de vocation.

notre fainte religion, a réfolu de faire en leur faveur une collede félon la petite capacité des églifes pour leur témoigner la part qu'elle prend à leurs fouffrances, pour les encourager & pour leur aider à fubvenir à leurs befoins.

Les confiftoires font exhortés de veiller à l'exécution de l'art. 3 du précédent fynode, qui porte que l'on fe choifira une perfonne qui foit en état d'écrire exadement les noms des enfants qui feront baptifés dans les affemblées, c'efl-à-dire qu'outre les noms de l'enfant elle marque le jour de la naiffance, le nom & furnom de fon père & de fa mère, fpécifiant fil eft légitime ou non, de même que les noms du parrain & de la marraine & celui de l'habitation & de la paroilTe des uns & des autres.

Peirot, pafteur & modérateur; Blachon, pafteur; Coste, pafteur; Vernet, pafteur & fecrétaire.

3. — On est unanimement convenu que les églises du Bocage et leur pasteur seront soumis en tout point de discipline au jugement du synode du département, et ce nonobstant toutes conventions et prétentions à ce contraires, pour laquelle fin les églises de Haute et de Basse-Normandie seront invitées de se communiquer mutuellement, avant le prochain synode provincial, les actes de leurs colloques respectifs et de demander au synode que cet article continue de s'observer.

6. — L'art. 5 du précédent colloque sera exécuté sans plus de délai.

7. — M. Gautier, ayant fait connaître la part qu'il avait faite à Messieurs ses collègues des émoluments que ce district lui avait pu fournir, il a déclaré remettre et abandonner en entier lesdits émoluments audit sieur Lebas.

Ainsi conclu et arrêté au Désert, ce huitième décembre mil sept cent cinquante trois; en foi de quoi nous avons signé :

P. Gautier, pasteur et modérateur; Legeay, ancien, secrétaire. — Collection O. Prunier.

Synodes provinciaux de 1754

Conseil extraordinaire du Bas- Languedoc.

ous, les pafteurs du Bas-Languedoc, vu l'impoiïibilité où nous fommes de tenir des affemblées fynodales pour régler les affaires eccléfiafliques de la province', pour fuppléer autant qu'en nous eft à ce défaut, ayant trouvé le moyen de nous affembler^, nous dits pafteurs, après l'invocation du St-Nom de Dieu, avons arrêté les articles fuivants :

Le6lure faite d'une lettre de M. Puget, propofant, adreffée au corps des pafteurs de cette province, dans laquelle, après avoir allégué les raifons qui l'ont déterminé à vider le royaume, il demande la permiffion ou d'entrer dans notre féminaire pour y perfectionner fes

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