‹ Les Syphilides GangréneusesChapitre 20 sur 24 · FOR · texte numérisé non relu

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Il n’attaquerait pas le lactose.

Il ne produirait pas d’indol. |

Il serait l’agent principal de la gangrène cutanée.

BERTHELOT, dès 1913, a montré la fragilité des caractères de différenciation des diverses races de Proteus. En 1917, MiraNDA aboutit aux mêmes conclusions; nous-mêmes pensons que ces critiques gar-

dent leur valeur dans l’étude du bacille gangrenæ cutis.

1° La fermentation du lactose : la gélose lactosée

tournesolée n’est pas modifiée, il s’agit d’une appa-

rence due à une technique insuffisante; si le milieu ne

vire pas, c’est que l’acidité est masquée par la production d’une grande quantité d'NH”. Si on utilise un autre milieu, l’eau peptonée lactosée par exemple, la constatation, dans des tubes à cloche, d’un dégagement

important de CO”, paraît bien être le témoin de la

fermentation du sucre, car il commence quelques

heures après l’ensemencement et se termine au bout

de 48 heures environ.

2° La production de l’indol. — Certains de ces bacilles ne donnent pas la réaction classique de l’indol, mais ils donnent celles de l’acide indol-acétique, à savoir (M1IRANDA) :

1° Avec HCL et NOK, production d’une coloration rose passant complètement dans l’alcool amylique

et donnant une bande d’absorption dans le vert;

2° Avec HCL et traces de Fe? CIf, production d’une coloration voisine du rouge cerise ; 3° Formation de scatol par chauffage à sec à 210°.

La présence de cet acide montre que le bacille étudié attaque le tryptophane comme les autres Proteus;

il ne s’agit que d’une question d’intensité.

3° Le pouvoir pathogène. — Il est transitoire comme le montre les expériences de NATIVELLE : pour obtenir expérimentalement la gangrène, il faut une souche récente issue de lésions en pleine évolution; il faut que le malade n’ait pas subi de traitement, car l’arsenic et même le Bismuth et le mercure sont capables d’atténuer sa virulence; et ces mêmes produits injectés à l’animal le protègent contre la gangrène. Enfin ce pouvoir pathogène s’épuise rapidement dans les milieux de culture. Au contraire, les passages chez l’animal

peuvent le faire renaître dans une certaine mesure.

En somme, le pouvoir pathogène subit les mêmes fluctuations que les autres propriétés, et si un Proteus vulgaris se montre ordinairement peu virulent, il est admis que tous les Proteus sont capables de produire des abcès cutanés puirides (BESSON) et même parfois des gangrènes cutanées chez l’animal (MIRANDA, souche isolée en 1911 par METCHNIKOFF). Comme l’a montré À. BERTHELOT, il est impossible d’individua-

liser parmi des bacilles aussi protées, des races for-

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s mant des entités bactériologiques définies. Par consée= quent. les bacilles que nous avons trouvés dans les gane" | grènes cutanées font partie d'un groupe très répandu & És. dans la nature. puisqu'il existe dans toutes les matières

n: en voie de putréfaction (viande putréfiée par exemple),

+ dans la diarrhée infantile, etc. Leur affinité pour les

tissus de surface est expliquée par leurs propriétés,

car bien qu'anaérobies faculitatifs, ils préfèrent de

beaucoup les milieux aérobies. Mais sont-ils la consé-

: quence ou la cause de la maladie?

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