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CHAPITRE V

CONCLUSIONS PATHOGENIQUES

En résumé, on peut faire deux hypothèses :

1° Théorie syphilitique. — La gangrène, favorisée par les erreurs thérapeutiques et les modifications du terrain, serait la conséquence d’un processus d’endartérite syphilitique; en somme, il s’agirait d’une gomme d'évolution aiguë et dans ce tissu mortifié Les microbes de surinfection trouveraient un milieu de choix; ils seraient les agents d’une putréfaction secondaire et non les agents primitifs de la gangrène proprement

dite.

2° Théorie microbienne. — Le Proteus, d’origine exogène, exalté par la faible résistance du terrain, déterminerait les lésions gangréneuses, et « appellerait » une localisation syphilitique, constituant chez des sujets incomplètement guéris un processus mixte. Cette association serait à rapprocher des cosensibilisations aux pyocoques et à la syphilis rapportées par

H. Gouceror, J. HAMBURGER et P. FRUMUSAN.

Art

La première hypothèse nous semble la plus con-

forme à l’histoire clinique de nos malades.

1° Arguments cliniques. — Dans tous les cas, des ulcérations syphilitiques caractéristiques ont précédé, accompagné, suivi le foyer gangréneux, tantôt il s’agissait de gommes cutanées, tantôt muqueuses (voile, cloison des fosses nasales). Dans nos observations I et IL, parallèlement à la gangrène, évoluait une ostéite cranienne gommeuse, diffuse et étendue, comme nous l’ont montrée les clichés radiologiques. Dans le troisième cas, nous n'avons trouvé aucune trace de surinfection microbienne; le tableau clinique y présentait quelques particularités ; la gangrène du nez était indolore, apyrétique, sans phénomènes inflammatoires importants, sans fétidité, sans lésions osseuses; elle a védé très rapidement au traitement uniquement antisyphilitique. L’atteinte du nez surtout était exclusivement limitée à l’orifice narinaire, puisqu'il n’y avait aucun foyer profond endo-nasal, aucune lésion

osseuse. X « ki

Ces remarques nous incitent à considérer le rôle du nez comme réservoir de virus. La rhinite syphilitique, surtout lorsqu'elle comporte de l’ostéite, favoriserait le développement de ces bacilles de la putréfaction, et les garderait en réserve; ils peuvent disparaître des

sécrétions muqueuses tout en restant dans les foyers

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