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éruption généralisée, constituée par des éléments papuleux, d'un rouge clair, de dimensions variant depuis celle d'une lentille à celle d'une pièce de cinquante centimes. La plupart de ces éléments sont en voie de régression. Plusieurs sont recouverts de quelques squames blanches se détachant facilement et laissant au-dessous d'elles une surface rouge non suintante, |
Nombreux au niveau de la face, ils envahissent l'entrée des fosses nasales; ils deviennent confluents au front et sur les limites du cuir chevelu où ils sont recouverts d'épaisses eroûtes jaunâtres. *
Quelques éléments dans le cuir chevelu.
Nombreux éléments au niveau des membres, surtout des membres inférieurs, mais ils ne prédominent pas sur le pour- {tour des articulations ni au niveau des surfaces d'extension.
Ils sont rares sur le tronc et aux extrémités.
1l existe quelques éléments suspects au niveau de la gorge, rien sur les organes génitaux.
Les lésions n'ont jamais été ni-douloureuses, ni prurigineuses.
Gros ganglions sous-maxillaires.
L'état général est peu atteint, l'enfant paraît intelligent et bien constitué. è
Le 31 mai. — La température qui se maintenait entre 37° et 37°5 oscille depuis quatre jours entre 36°9 et 38°2. Le 11 juin. — La température s’est élevée progressivement
u 9 juin. Depuis, elle est 7°2. Le malade quitte le
jusqu'à atteindre 39°5 le matin descendue brusquement jusqu'à service en voie de guérison.
OBSERVATION IV
Chancre phagédénique. — Syphilides généralisées pustuleuses ulcéreuses (pustules varioliformes). — Fièvre.
L... Pierre, 25 ans, entré le 5 septembre 1908 à l'hôpital de l'Antiquaille (Chazeaux).
A. H. —- Père mort d’occlusion intestinale. Mère morte de maladie de cœur.
A. C. —— Deux sœurs en bonne santé, un frère mort:à 29
ans, de phtisie,
Det nee
A. P. — Rougeole à 7 ans ; pas d’autres maladies.
Employé comme homme de peine dans un entrepôt de vins, son ffavail serait peu pénible ; il nie l’éthylisme.
Chancre syphilitique en juin 1998, deux mois après le dernier coit. Ce chancre, soigné à l’eau blanche, s'agrandit peu à peu.
ÿ septembre. — Actuellement, large ulcération entourant tout le gland, ne laissant qu'une petite zone saine autour du méat. Le prépuce tout entier a disparu. Les bords de l’ulcère sont surélevés, le fond en est sanieux. Douleurs légères spontanément, mais vives à la palpation. Adénopathie inguinale droile, à caractères spécifiques.
Depuis trois semaines le malade présente une éruption généralisée ayant commencé neuf semaines après le déhut du ehancre.
L'éruption est pustuleuse, disséminée, formée d'éléments de différentes dimensions, un peu plus gros qu'une lentille pour la plupart. Les pustules sont à différents stades, les unes ont leur sommet Jaunâtre, d’autres sont ulcérées ; elles ne sont nullement acnéiformes : elles débutent par une petite maeule rouge, dont le centre blanchit sur une largeur de plusieurs millimètres, ensuite elles forment de larges pustules ombiliquées, , absolument varioliformes, atteignant environ un centimètre de largeur, constituées au centre par une croûte déprimée, entourée d'une bordure blanche, pustuleuse. Enfin, en dehors de celle-ci. se trouve une aréole rouge, inflanimaloire, assez large : finalement, quelques-unes se transforment en véritables ulcérafions qui continuent à s'élargir. c
Les éléments sont nombreux dans le dos, peu abondants sur l'abdomen et la face antérieure du thorax. On en trouve d'assez volumineux à la tête, notamment au front, et sur les ruembres. Les ulcérations consistent en plusieurs de petite taillé siégeant à la nuque, à la face postérieure de l'épaule, au côté droit du trone, et en deux énormes aux membres inférieurs : l’une située à la face interne du mollet droit. l'autre plus large encore, plus volumineuse qu'une pièce («le cinq francs, à bords relevés et à centre creusé en forme de cratère profond, siégeant à un travers de main au-dessus du genou, sur la face externe de Ja cuisse.
Douleurs vives, lancinantes et excruciantes au niveau des ulcérations.
us
Larges plaques au fond de la gorge, le malade avait mal au gosier depuis cinq jours.
Etat général médiocre, Fièvre,
Rien aux organes {horaciques el abdominaux, pas d'albumine dans les urines.
On soumet le malade à une série de piqûres d'huile grise.
Le 23 septembre. — Amélioration très notable du chancre “ de l’éruption. La température qui était montée Le 10, à
29°7, et s'était maintenue aux alentours de 38° pendant quelques jours, est descendue au-dessous de la normale depuis le 22: ;
30 septembre. — Depuis le 22, la température est restée constamment au-dessous de 37°5, avec 36°2 comme minimum.
18 novembre. —- Le malade à reçu six piqûres d'huile grise, l'éruption est guérie sur tout le corps, mais quelques éléments des jambes sont encore à l'état d'ulcérations assez larges ; les douleurs persistent.
325 novembre. — Le malade souffre atrocement au niveau des ulcérations. On commence une série de piqûres de Bijiodure. -
30 novembre. — Les douleurs ont disparu. L'ulcération du mollet n'est guère plus grosse qu'une pièce de deux francs et est en voie d’épidermisation. L’ulcération de la cuisse n’a plus ses bords relevés et son centre n’est plus déprimé ; de gros bourgeons charnus comblent le fond, les douleurs ont complètement disparu.
3 décembre. -— Le malade a reçu sept piqûres de Biiodure. ‘30 janvier 1909. — Le malade quitte le service guéri, après
avoir reçu une nouvelle série de piqûres d'huile grise, du 7 décembre au 13 janvier. Bon état général. Depuis le 2 décembre. le malade a augmenté de {rois kilos.
OBSERVATION V
Chancre en janvier 1920. — Eruption secondaire confluente ayant débuté par des éléments simulant la varicelle et devenant pustuleuse (croûtes varioliformes) ayant donné lieu : 1° à de très volumineuses papules ; 2° à des lésions. ulcéreuses (syphilis maligne précoce). Autour de quetques papules : groupes de petits éléments rosés du type de la kératose pilare.
Rae
J.. Jean-Marie, 44 ans, manœuvre.
À. H. — Parents morts âgés. Père éthylique. Un frère bien portant.
A. P. — Bonne santé habituelle. Pas de paludisme. Bron-
chite à 28 ans (repos de 1 mois), Diphtérie pendant la guerre, soignée à Grenoble. Ethylisme moyen avoué. Marié à 27 ans, femme et deux enfants bien portants.
Coit suspect fin décembre 1919. A cette époque, le malade présentait déjà une écorchure (siégeant à l'endroit où se développera plus tard le chancre) datant de 4 ou cinq jours. Cette écorchure à pris, peu à peu, l'aspect d’un chancre typique. Un médecin prescrivit des lavages antiseptiques qui firent cicatriser rapidement l’ulcération.
Cinq semaines après le début du chancre, apparition d’une éruption confluente dont chaque élément fut d’abord semblable à ceux de la varicelle.
A la jambe droite, un gros élément s’ulcère et un médesin lait le diagnostic de varicelle et plaie variqueuse.
Les symptômes généraux sont, à ce moment, peu accusés. Le malade n’a pas remarqué avoir de la fièvre. Pas de céphalée. Un peu d’inappétence et d’asthénie.
Le 23 mars 1920. — Un mois et demi après le début de l'éruption, le malade entre à l'hôpital.
A l'examen : éruption généralisée composée de taches rouges violacées, en général bien isolées, mais par endroits légèrement confluentes (surtout au niveau de la ceinture).
Par places, on remarque des éléments papuleux (surtout à la région scapulaire), rouge foncé, peu infiltrés. Plusieurs sont recouverts d’une croûte peu adhérente. Le grattage les fait saigner facilement. Leur forme est régulièrement circulaire, le plus gros étant du diamètre de 0,59 centimes. Pas de prurit. Autour de quelques papules, on note quelques groupes de petits éléments rosés du type de la kératose pilaire.
Au niveau du bord gauche du pied droit, volumineuses papules violacées, dont plusieurs ont conflué et sont recouvertes d'une couche cornée lisse, dure et adhérente.
A la jambe droite (face externe de la moitié inférieure) sière une large ulcération, du diamètre d’une pièce de cinq francs, dont le centre est recouvert d’une vaste croûte dure, peu adhérente, et dont la périphérie violacée a une apparence infiltrée.
Les muqueuses sont respectées : rien à la bouche, à la gorge, à l'anus. Rien au scrotum.
Nombreuses croûtes disséminées au. niveau du cuir chevelu.
Etat général médiocre.
Les phénomènes généraux sont peu accentués.
À noter des epistaxis peu QE ts depuis son arrivée dans le service.
Rien aux viscères. Pas d'albumine dans les urines.
Examens de laboratoire. — La sérosité non hémorragique recueillie au niveau des lésions, après grattage, montre des tréponèmes après coloration au Fontana-Tribondeau. Traitement. — Novarsénobenzol Billon : | DOMNNALS OPUS ARR EE 9,30 centigrammes BRAND OEM EEE ee 0,45 — JPAVD HET DEEE Tee Q,60 « — LOF OM". en. 0,75 = CHRAMOIOD ONE EEE 9,90 ——
Après sa 4 piqüre (16 avril). — Le malade est très amé-
lioré. L'état général est bon. Les croûtes ont disparu, sauf au niveau de la jambe droite où la grosse lésion signalée plus haut est encore recouvérte d'une croûte, large comme une pièce de {1 franc, peu épaisse, et reposant sur une lègère exulcération. La chute des croûtes a mis en évidence en plusieurs points (surtout là où l’éruption était plus développée), notamment dans la région lombaire, des papules surélevées de plusieurs millimètres, rouge foncé, légèrement cuivré, ayant tendance à se rider et à se flétrir.
Le 23 avril, le malade quitte le service guéri. Les papules se sont affaissées, laissant une tache fortement pigmentée.
OBSERVATION VI
Phimosis. — Œdème et plaques du fourreau. — Eruption croûteuse disséminée (séquelle d'une syphilide bulleuse).
J.. Paul, {8 ans, marchand de charbons.
A. H. — Père vivant, âgé de 53 ans, fortement éthylique. asthmatique. Mère vivante, bonne santé habituelle, a eu dix grossesses à terme et deux fausses couches.
A. C. -— Cinq frères morts en bas âge (4 de méningite, 1 de diphtérie).
A. P. — Rougeole, Coateluche, broncho-pneumonie, enté-
EHESS
rite, coliques appendiculaires, tel est le passé pathologique de notre malade. Pas de maladies vénériennes, ni de paludisme.
L’affection actuelle a débuté 30 jours après un coit suspect, par de l’æœdème du prépuce produisant un œdème inflammatoire.
Le 13 mars 1920, le malade entre dans le service pour « phimosis, balanite avec lymphangite, chancre probable sous phimosis ». On.note un point de consistance cartilagineuse au veau du sillon,
Le 19 mars. — Le malade quitte le service sans raison. Il n'a pas reçu de traitement spécifique. mais seulement des pains locaux.
Le 6 avril 1920. — Le malade revient. On note : verge rouge, très œdématiée, phimosis, écoulement séro-purulert, adénopathie spécifique, plaques du fourreau. Sur le corps, éruption disséminée de croûtes brunâtres, semblant avoir succédé à une éruption bulleuse. Chaque croûte repose sur une papule, au sommet de laquelle elle paraît comme enchâssée.
L'éruption a débuté il y a une quinzaine de jours ; elle fut totale d'emblée. Depuis, aucun élément n'apparut. Pas de prurit. ;
Fièvre légère. Symptômes généraux peu accentués. Etat général très médiocre. Sujet maigre, pâle, au faciès apathique. Pas de céphalée ni de chute de cheveux. L'éruption siège également au niveau du cuir chevelu. Pas d'ulcérations.
Rien aux muqueuses.
La recherche de tréponème est négative au niveau des lésions. SR
Le malade reçoit 0,30 centigrarames de Novarsénobenzol Billon (1 piqûre).
Le 12 avril 1920. — 2°:piqùre (0.4) de 914.
Le 19 avril. 3° piqûre (0,69).
Le 96 avril, — 4° piqûre (0,75). Le malade, guéri, quitte le service.
OBSERVATION VII
Eruption confluente de grosses papules, dont quelques-unes vartoliformes.
M... Claude, 56 ans, décapeur sur métaux.
A. H. — Rien à signaler.
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A. P. — Bonne santé habituelle. Le malade aurait eu une poussée d'eezéma à la jambe gauche, il y a 30 ans, à la suite d'application de pommade sur une plaie. Il aurait eu également, il y à 3 ans, une éruption qui paraît avoir été de l'impétigo.
Malgré son faciès rubicond, nie tout éthylisme.
Marié il y a 33 ans ;: sa femme est délicate ; en observation au dispensaire anti-tuberculeux de la rue Chevreul. Elle est âgée de 45 ans. Il paraît avoir été contaminé par elle.
Le malade a eu 5 enfants, tous vivants actuellement.
Au début d'octobre 1919. Apparition d'une éruption dans le cuir chevelu. Un des éléments grossit rapidement et devient croûteux ; il atteint les dimensions d'une pièce de 5 francs en huit jours.
Vers le milieu d'octobre, le malade a mal à la gorge, il se plaint de maux de tête violents et à beaucoup de fièvre.
Ce n'est que fin octobre que le malade aperçoit une uleération siégeant au niveau du sillon. Il ne lui attribue pas d'importanec.
Le 15 janvier 1929. —— Le malade entre dans le service. On note à ce moment : un chancre induré du sillon en voie de cicatrisation, accompagnée d’adénopathie inguinale à caractère spécifique.
Sur le corps: éruption secondaire papuleuse. confluente par endroits, surtout .infense au cuir chevelu, où quelques éléments sont impétigineux.
Quelques-uns des éléments sont nettement varioliformes : les plus gros siègent sur le thorax, l’un en avant, l’autre en arrière.
Les membres sont peu atteints.
L'éruption est apparue par poussées successives.
Plaques de la bouche.
Céphalée occipitale à exacerhations nocturnes.
Fièvre aux environs de 38°.
Rien aux viscères. Pas d’albumine dans les urines.
Le 16 janvier 1920. — On commence une série de piqûres de Novarsénobenzol.
Le 30 janvier 1920. — Ie malade quitte le service après sa
> piqûre. Pendant son séjour, il n'a pas eu de nouvelles poussées, la fièvre a disparu après la 2° piqûre. Actuellement, le malade est fortement amélioré.
Le 13 février 1920. — Depuis le 16 janvier, le malade a reçu cinq piqûres de Novarsénobenzol Billon.
FÉNDS RES
Le 2% février 1920. — La femme du malade est vue à la visite, elle présente une éruption papuleuse discrète, d’allure: banale. Elle est mise au traitement, et reçoit quatre piqûres de 614, du 24 février au 15 mars. On lui donne ensuite des pilules de proltoiodure.
Le 27 avril. — Le malade est revu, il a absorbé 30 pilules de protoiodure depuis son départ. Bon état général. Il persiste quelques cicatrices rouge brun. souples, non infiltrées, correspondant aux gros éléments de l’éruption. Sur le front, à la racine des cheveux, il reste également quelques cicatrices planes légèrement pigmentées.
OBSERVATION VIIT
Chancre en juin 193. -— Eruption confluente bulleuse simulant la variole. — Quelques très grosses bulles.
S.. Jean, 19 ans, domestique. sujet suisse.
A. H. —— Parents morts tuberculeux.
A. P, —— Pas de maladies antérieures.
Chancre du gland en juin 1913, vite guéri. Pas d’accidents depuis.
Le 6 septembre 1913. — Le malade à été pris d'un violent frisson suivi de chaleur intolérahle. Sa température n'a pas
été prise (le malade était à la prison Saint-Paul depuis
4 jours).
Quelques heures après, il a vu apparaître l'éruption au niveau des bras, sous forme de pustules qu'il dit avoir été d'emblée à leurs dimensions actuelles.
La face a été prise en dernier lieu. L'éruption a mis deux Jours à envahir complètement les territoires où elle siège actuellement. Elle s’est accompagnée de prurit intense, de céphalée, d'anorexie, de faiblesse générale avec vertiges.
Le 11 septembre. — Le malade entre à l'hôpital. On note une éruption varioliforme disséminée sur tout le corps, prédominant à la face et aux membres. Les éléments sont un peu moins nombreux sur le thorax. Ce sont des pustules, de la grosseur d’une lentille, surélevées d'environ 2 millimètres sur la peau environnante, de couleur blanchâtre ou
rosée. Quelques-unes sont ombiliquées en leur centre. Aucune n’a crevé.