ERRE
Un peu plus tard, LANNELONGUE (23) a certainement remarqué des géodes osseuses syphilitiques, car il les décrit complètement du point de vue clinique, en en faisant des accidents d’hérédo-syphilis tardive chez les pueri-adolescents : ce sont les mêmes douleurs tenaces et récidivantes, augmentées par la fatigue et souvent intenses le soir, douleurs qui restent localisées en un point limité du squelètte, dans la région bulbaire d’un os long des membres ; — c’est la même tumeur osseuse, la même évolution par poussées pouvant atteindre d’autres extrémités osseuses — c’est enfin la même amélioration rapide des douleurs sous l’action du traitement spécifique, mais ces observavations étaient antérieures à l’ère radiologique.
A propos de la pathogénie de telles lésions, Lan- NELONGUR insistait, à côté du processus productif hyperostosant qui est la grande marque des formes habituelles de la syphilis osseuse, sur un processus nettement plus discret, mais qui n’en existait pas moins, de raréfaction osseuse, qu'il ne dit cependant pas avoir vu aboutir à la formation d’une géode. C’est malgré tout, formulée avec netteté, la possibilité d’une raréfaction osseuse due à la syphilis.
Ed. Fournier (15) dans son Livre sur l’hérédosyphilis tardive, parle, lui aussi, d’intumescences osseuses, fréquemment situées au niveau de lPépiphyse d’un os long, mais là aussi l'examen radiologique manque et la nature des lésions reste par suite des plus discutable.
Da, LR AT:
En réalité, la 19 allusion certaine, mais encore discrètement formulée, à la possibilité de lésions géodiques dans des os syphilitiques, contrôlée radiologiquement cette fois, se trouve dans le travail d’ensemble de MénarDp, Le Morxe et PénarD (41) sur la syphilis héréditaire des os longs (1908). S'appuyant sur de nombreuses observations, ces auteurs montraient la fréquence relative avec laquelle l’hérédosyphilis osseuse était confondue avec la tuberculose et pouvait être mise en évidence chez des enfants envoyés à Berck pour subir la cure hélio-marine.
À 5 reprises, ils signalent incidemment un aspect séodique de l’os mis en évidence par la radiographie qui par ailleurs montrait des lésions d’hyperostose, de périostite indubitablement syphilitiques.
En 1911, Benazer (6) dans sa thèse inspirée par Mæexarp, reprend cette question de l’hérédo-syphilis tardive des os longs. Il est frappé de mettre en évidence, grâce à la radiographie, dans 9 cas sur 27 (les 5 cas antérieurs de Ménanrp et 4 nouveaux cas personnels) l’aspect géodique de certaines lésions, alors que tout le reste de l’examen et l’action du traitement l’obligent à admettre la nature syphilitique des manifestations osseuses que présentent ces petits malades.
Dans son article écrit en 1912 pour le traité de Médecine de Brouarpez et GrzBerT, Mirran (42)