‹ Les Syphiloses Ostéo-GédiquesChapitre 19 sur 51 · LIT, À US · texte numérisé non relu

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bles osseux d’origine parathyroïdienne, la syphilis osseuse était quelque peu négligée.

Cependant en 1930 Barrueremy (5) dans une mise au point fort instructive résume les acquisitions récentes en cette matière et insiste que le rôle de la syphilis à l’origine des kystes osseux.

Mais c’est surtout en 1932 qu’on trouve publiée toute une série de cas cliniques.

C’est GaprarT (17) qui signale une observation de lésions multiples du squelette dont certaines géodiques, chez un malade présentant par ailleurs une méningo-encéphahte syphilitique et chez qui l’action du traitement fut remarquable.

Ce sont MM. Touraine et Decos (72) qui publient à propos d’un cas clinique qu'ils avaient observé, un article où ils insistent sur le rôle de la syphilis dans la maladie de Recklinghausen localisée et proposent de former avec la maladie de Paget le nouveau groupe des syphiloses ostéo-fibreuses.

Mais le plus intéressant de tous ces cas, et le premier où soit nettement étudié le point de vue physiopathologique, c’est l’observation publiée à la Société de Dermatologie par MM. Touraine, RiBapeau- Dumas et LortAr-Jacos (73 et 74), qui a attiré notre attention tout d’abord et fut le point de départ de notre travail. IL n’existait dans ce cas aucun trouble parathyroïdien et l'exploration chirurgicale des parathyroïdes se révéla négative.

ÉTIOLOGIE

Les syphiloses ostéo-géodiques paraissent surtout

fréquentes en France. aux États-Unis et dans les pays de langue allemande. Cependant quelques cas en sont publiés en Italie (Baccarini) et le cas de TizziER concernait une jeune Kabyle. Il paraît donc infiniment probable que quand on recherchera la syphilis avec suffisamment d’attention à l’origine des ostéopathies fibro-géodiques, on la trouvera un peu partout sans distinction de races mi de pays.

19 Syphilis acquise. — On peut voir ces lésions ostéo-géodiques survenir comme manifestation. tardive d’une syphilis acquise. C’est le cas le plus rare. Cependant parmi les observations que nous avons réunies, 1] paraît indubitable qu’elle soit en cause dans les cas de : AcnarD et Tiers, SÉNÈQUE (In thèse Lrrscuirz), Nissen-[l, Touraine et Decos. C’est également très probablement de syphilis acquise qu'il s’agit dans les observations de BerarD Nissen-[, GADRAT.

Dans d’autres observations rien ne permet de trancher le débat entre syphilis acquise ancienne et hérédo-syphilis tardive (cas de Huc et de Prousr, cités par CHauveau. Cas de Lapointe).

Même dans les cas où mention est faite d’une syphilis acquise, elle paraît en général ancienne ou très ancienne. Rares sont les cas où la date de la contamination est précisée : 25 ans avant dans le cas de Nissen-I[l. Le mari de la malade de Touraine et Deaos qui avait 79 ans, avait contracté la syphilis avant son mariage et l’avait probablement transmise à sa femme dès les premières années de celui-ci, puisque, sur 5 enfants que cette femme avait eu, 3 avaient présenté des accidents et 2 étaient morts rapidement.

Mais si la date de la contamination n’est pas toujours précisée dans les observations, on peut cependant l’évaluer approximativement en recherchant quelle sorte d’accidents syphilitiques accompagnaient la lésion osseuse.

Or jamais 1l n’est fait mention d’accidents cutanéomuqueux secondaires ou secondo-tertiaires ni même de gommes. On trouve par contre signalées des manifestations viscérales qu’on est habitué à voir apparaître assez tardivement, plusieurs années au moins après le chancre initial. C’est ainsi que sont signalés : une méningo-encéphalite (GapraT), — des exostoses (AcnarD et Tiers), — une méningo-myélite (Bérarp), — des pupilles paresseuses et une exagération des réflexes tendineux (Nissen-[),— un signe

d'Arcvzi-RoBerrson et de l’anisocorie (Nissen-IT), — une abolition des réflexes pupillaires (TouRAINE et DEcos).

D'ailleurs, il ne s’agit pas, sauf chez le malade de Nissen IE qui avait reçu, paraît-il de multrples séries de traitement, d’une syphihs connue et régulièrement traitée. C’est en général l'examen du médecin, dans le but de trouver la eause des lésions osseuses qu'il observe, qui découvre des manifestations de syplulis, ou bien met en évidence par un interrogatoire serré une polyléthalité infantile ou des stigmates chez les enfants dont le malade lui-même n'avait pu saisir l’importance n1 la valeur révélatrice. |

On voit donc en résumé que dans les cas où 1l s’agit de syphilis acquise, cette syphilis est habituellement restée inconnue du malade et n’a pas été traitée. C’est l’accident osseux qu’il présente qui la fait découvrir.

20 Hérédo-syphilis. — Mais dans l’immense majorité des cas, Les syphiloses ostéo-géodiques se voient bien plutôt comme des manifestations d’hérédosyphilis.

Peu et ses élèves ont signalé la possibilité de lésions géodiques parmi les stigmates ostéo-périostés de l’hérédo-syphilis précoce du nourrisson. Mais ces lésions ne jouent qu’un rôle effacé et n’attirant pas

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