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encore que linterrogatoire du malade lui-même c’est surtout celui des parents qui pourra être utile, puisque, comme nous y avons déjà suffisamment insisté, il s’agit surtout d’hérédo-syphilis tardive : tantôt la syphilis est alors avouée par l’un des procréateurs, tantôt on la retrouve indirectement (fausses-couches à répétition chez la mère, polyléthalité infantile, stigmates présentés par des frères ou sœurs du malade).
Cliniquement d’ailleurs, ces syphiloses présentent les caractères habituels de toutes les manifestations osseuses de la syphilis : elles se localisent plus volontiers à certains os (tibia et clavicule) ; —les lésions en sont souvent multiples quoique peu nombreuses (2 à 5) ; — elles sont souvent découvertes à l’occasion de douleurs localisées au voisinage de l’un ou de quelques-uns des foyers les plus importants, et ce stade douloureux prémonitoire est toujours net comme dans toutes les manifestations de la syphilis osseuse.
Par ailleurs, si l’aspect même des lésions est peu concluant et si rien ne permet de songer plutôt à leur nature syphilitique, encore que, selon OmBre- DANNE (49) on doive suspecter cette affection quand on se trouve en présence de kystes osseux siègeant « sous le périoste et souvent symétriques », il est fréquent par contre de voir ces foyers géodiques coexister avec d’autres manifestations de nature indubitablement syphilitique, en général d’ailleurs peu évolutives et sur l’énumération desquelles nous ne
reviendrons pas.