LAINE
HN IRSRE BANINRENIE
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Fig. 8. — Courbes de faligabilité.
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courbe se retrouve sans exception chez tous les sujets que nous avons examinés, à condition de choisir un temps de repos assez court.
« Quand ce temps est trop long (1 ou 2 minutes) la courbe devient une droite parallèle à l'axe des temps ; le centre réflexe ne se fatigue pas et le voltage liminaire reste constant.
« Si, d’autre part, au moment où la courbe est devenue asymptotique, on diminue brusquement le temps de repos, le chiffre du voltage accuse une nouvelle ascension pour redevenir constant dès qu'il est assez élevé.
« Il résulte donc que la fatigabilité des centres réflexes médullaires est caractérisée par deux paramètres : a) le temps de repos entre les excitations ; b) le voltage nécessaire pour la production du seuil.
« La courbe de fatigue d’un réflexe résulte de la combinaison de ces deux paramètres.
« Déjà, il paraît probable que le paramètre le plus important de fatigabilité du réflexe médullaire est le temps de repos maximum laissant encore apparaître la fatigue ; une série de recherches, qui n’est pas encore terminée, nous a montré que ce paramètre varie avec l’âge ; il est de l’ordre de 10 à 15 secondes chez l’adolescent et peut augmenter chez l’adulte en atteignant 1 minute »
Nous avons eu l’occasion, dans le laboratoire de notre maître, le docteur Bourguignon, de vérifier que ces phénomènes étaient valablement rapportés à une modification de la réflectivité médullaire. En effet, d’une part, la mesure de la résistance de la peau, pratiquée avant, pendant et après les mesures,
a donné les mêmes résultats soit en courant continu,
PM Die
soit en décharges de condensateurs. D'autre part, on pouvait incriminer une modification de l’excitabilité des récepteurs sensoriels, en rapport avec la vasodilatation ; si une telle modification se produisait, elle se ferait sans doute dans le sens d’une augmentation de l’excitabilité, dans le sens d’une « facilitation » et non d’une « fatigue »; les mesures que nous avons effectuées, par excitation percutanée du nerf, en révélant le même phénomène mettent à l’abri d’une telle interprétation.
En résumé, le réflexe médullaire cutané de l’homme normal a un fonctionnement itératif; la sommation est, environ, de l’ordre du 1/3, le temps de sommation est de 1 /2 seconde, la réponse à l'excitation isolée existe.
La fatigabilité du réflexe est caractérisée essentiellement par le temps de repos maximum (variable de 15 à 60 secondes), laissant encore apparaître la fatigue.
Nous allons voir que la pathologie imprime de
grandes variations à ces caractéristiques.