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CONCLUSIONS

19 De nombreux systèmes physiologiques, peu ou pas sensibles à une stimulation unique, répondent à des stimulations répétées suivant des lois particulières : ce sont les systèmes itératifs.

Les systèmes itératifs comprennent :

a) les différents étages du système nerveux de la vie de relation à l'exception de l’ensemble de la voie cortico-médullo-périphérique motrice et aussi de la voie de la sensibilité tactile ;

b) les systèmes de la vie végétative ;

c) certains systèmes sensoriels.

20 L’excitabilité de ces systèmes a été aisément étudiée grâce aux « courants itératifs » qui donnent des stimulations dont on peut faire varier l’intensité,

la durée, le nombre et l’intervalle.

30 L’excitabilité itérative, depuis longtemps étudiée chez l'animal par le Professeur Lapicque et son école, a été étudiée chez l’homme en particulier pour le réflexe médullaire,les systèmes végétatifs périphériques et les systèmes sensitifs. Nous avons apporté les résul-

tats suivants :

Lefebvre :

a) L’excilabilité médullaire réflexe. — Les réflexes médullaires cutanés de l’homme normal répondent à l'excitation isolée, la sommation joue cependant, donnant une économie de voltage de 1 /3 environ, Le temps de sommation est de l’ordre de 0,5 sec.

Au cours des hémiplégies cérébrales la sommation joue d’une manière plus importante. Le temps de sommation est augmenté et est de 3 à 6 secondes.

Au cours des réflexes de défense, la sommation est encore importante, mais se manifeste surtout pour les petits intervalles ; le temps de sommation s’abaisse à 1 seconde, et la courbe des intervalles s’aplatit.

Le temps de sommation, quireflète selon L. Lapicque la chronaxie du neurone intermédiaire, se modifie donc au cours des lésions de l’axe cérébro-spinal. Ainsi, nous avons mis en évidence une subordination de la chronaxie médullaire. Cette subordination se ferait schématiquement sous l’influence de deux centres : l’un agissant normalement serait sous-cortical, l’autre, libéré par les sections physiologiques de la moelle serait médullaire (auto-excitation).

b) L’excilabilité des systèmes végétatifs périphériques. — Elle à été étudiée à l'extrémité des membres pour les systèmes vaso-moteurs et pilo-moteurs. Les phénomèênes de sommation sont importants. Les courbes des intervalles sont relevées. Le temps de sommation,

qui reflète la chronaxie du muscle lisse, est pour le

système pilo-moteur de 8 secondes, pour le système vaso-constricteur de 4 secondes et pour le système vaso-dilatateur de 5:à 7 secondes. On peut ainsi prévoir un électro-diagnostic des manifestations pathologiques du système autonome.

c) L’excttabilité des systèmes sensitifs a été explorée et il semble que la sommation joue d’une manière

nette dès que la sensation devient douloureuse.

49 L’intermédiaire chimique, produit de la cellule nerveuse, agissant sur l'organe terminal ou sur un neurone intermédiaire, rend compte des lois de l’excitabilité itérative.

Pour le système végétatif, le rôle de l’mtermédiaire chimique est bien démontré. Les modifications des lois de l’excitabilité itérative sous l’influence des substances pharmaco-dynamiques traduisent leurs effets d’une manière très précise. Cependant ces faits n’infirment pas la possibilité d’une transmission physique. Certains pensent qu'il ne s’agit pas d’un double mécanisme mais de la mise en évidence plus ou moins facile d’un des deux aspects du même phénomène.

Pour le fonctionnement méduilaire, le rôle d’un intermédiaire chimique est encore hypothétique. Nos expériences sur l’excitabilité réflexe de la grenouille paraissent montrer une régulation chronaxique des neurones périphériques et des neurones intermédiaires

par médiateur chimique.

5° Les systèmes itératifs ont spontanément un fonctionnement rythmique avec des décharges successives d’influx le long des nerfs.

Ces systèmes rythmiques peuvent être excités par

un courant galvanique constant.

60 L’excitabilité itérative d’une part, les réponses rythmiques à l'excitation galvanique constante d'autre part, permettent de comprendre le mode d'action de l’électrothérapie dans de nombreuses applications, en particulier dans la thérapie de certains syndromes organo-végétatifs. L'action inhibante du pôle positif sur les phénomènes pulsants fait entrevoir un mode d’action particulier du courant continu dans

le traitement de la douleur.

Vu : Vu :

le Doyen, Le Président de thèse TIFFENEAU. STROHL.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris :

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