WEN1SME ET COLLECT1VISME
sertd'unite evaluatrice, estetablie pour des objets de m6me nature et c'est seulement dans la production d'objets de m6me nature que s'^liminent les differences de qualite ou d'intensite qui existent entre les travaux des hommes. Au producteur d'une tonne de houille, on donnera (sauf le prelevement dont nous parlons plus loin) le nombre d'heures de travail qui Correspond a la cote en valeur de la tonne de houille : z heures de travail, independamment du temps plus ou moins long, z' ou z'\ qu'il a pu mettre individuellement a produire cette tonne.
Quand il s'agit de travaux s'appliquant a la production d'objets differents, on ne saurait degager parun calcul du m&me genre l'unite de valeur en travailproprement social. Elle s'obtiendrait en divisant le nombre d'heures totales employees a Tensemble de la production par Tensemble impossi* ble a totaliser de cette production (x tonnes de houilles + y stores de bois -+- z kilogrammes de vendange, etc., etc.). Vuniti ne petit se determiner que pour chaque espece de produit.
Quel est des lors le caract&re de cette unit6 ? M. Bourguin nous dit d'elle, qu'elle est une abstraction. « Peut-&tre m£me ne correspond-elle jamais a Theure de travail effectif, dans aucun des cas individuels oil elle sert a mesurer la valeur... Personne ne peut se representer par une image saisissable la grandeur de l'unit6 abstraite de la valeur-travail '; mais au moins, l'unite de valeur qui
doit permettre a l'autorite publique de taxer les travaux et les produits est construite snivant des regies de calcul qui se basent sur des donnees concrhtes x . »
Trois avantages semblent resulter de cette organisation collectiviste de l'echange : i° Le bon de travail dontonpeut se servir comme intermediate est sans doute par lui-m6me denu6 de toute valeur propre, autre que celle de son papierqui estnulle. 11 est un morceau de papier ou un jeton quelconque sur lequel, au guichet de l'administration du travail, , on a inscrit le nombre d'heures de travail social en lesquelles s^valuent les heures de travail reel. Le chiffre ainsi inscrit, prel^vement oper6 de la part contributive a l'entretien du m6canisme social, constitue le credit de l'ouvrier sur la societe. Ce credit s'epuise par la consommation d'un produit dont le prix est egal au chiffre inscrit sur le papier plus ce qui est affects, comme part contri-
i. Bourguin, Systemes socialistes, i re ed., p. 83.
« Tres probablement, ces regies seraient impraticables a cause de la complexity du calcul des moyennes. Le calcul n'en est pas moius theoriquement possible parce qu'il opere sur deux elements materiels : 1'heure, division du temps et les travaux individuels. Si l'on divise, en effet, la so in me des travaux individuels d'un certain genre par la sorame des heures de travail consacrees a leur production, on obtient le produit-type d'une heure de travail. L'autorite chargee de la taxation peut done suivre la regie de calcul qui lui est prescrite et fixer la valeur des travaux individuels et de leurs produits par comparaison avec le type concret qui sert d'etalon ; de leur cote, les travailleurs savent exactement ce qu'ils doivent recevoir, et les consommateurs ce qu'ils doivent payer. »
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butive, a Fentretien et au renouvellement du mecanisme social, de Toutillage. On voit que, s'il est denue par lui-m£me de valeur, le bon repr£sente une valeur certaine, r6elle, prealable ; il n'est jamais 6mis qu'en quantite proportionnelle a l'etendue de la production ; il n'y a pas a craindre de suremission ; par suite, on peut dire du bon d'echange qu'il est, par representation, une valeur certaine. La depreciation par suite n'est pas a redouter : les besoins recevront certainement satisfaction. En regime collectiviste, en effet, l'adaptation de la production a la consommation se fait theoriquement d'une facon certaine. L'Etat producteur connalt/?#r hypothese tous les besoins ; il a mesure exactement leur 6tendue, leur diversite ; seul maitre de la production, il la dirige de facon a satisfaire toutes les demandes pr6vues. par lui dans toutes les categories de produits. II determine des lors la t&che a laquelle chacun collaborera et le volume de la production individuelle. Dans le systeme d'Owen il fallait compter avec la concurrence ; ici toute concurrence a disparu.
L'Etat impose done ses consommations, ses prix et, a chacun de nous, la nature, l'intensite de nos travaux.
Ainsi le premier avantage est le caractere indepreciable du bon de produit.
2° Autre avantage pretendu : aucun prelevement n'est opere pour constituer le profit d'un capita-
94 LES SYSTfeMES S0GIAL1STES D'feCHANGfc
liste. On ne remunere plus le capital ; on se borne a l'entretenir et a le developper. Le travail recoit ainsi « sa juste etcotnplete remuneration » car ce qu'on prel&ve pour l'organisation des services publics sur cette remuneration est employe d'une facon utile pour tous. « Ainsi, indirectement, dit Schaeffle, on aurait un revenu social relativement egalise et mesure uniquement sur le travail de chacun etune propriete privee fondee uniquement sur le travail individuel. II en resulterait en outre une parfaite proportionnalite de l'impot 1 . »
3° Un troisieme avantage de ce systeme, c'est qu'on ne verra point se reconstituer les monopoles et les profits realises sur la circulation. Chacun est proprietaire de son bon et devient propri6taire, par Tacquisition, du produit qu'on lui remet en echange : il est libre de consommer ce produit, d'utiliserce bon, comme ilest libre aussi de conserver Tun ou l'autre. Ce qu'il ne peut pas faire, c'est se constituer un revenu par le pr&t. La propriete privee des moyens de consommation est possible, par suite leur transmission hereditaire. Schaeffle insiste beaucoup sur ce fait; il le fait par souci d'impartialite, car il reconnait qu'on transmettra tr6s peu ; on n'aura en effet aucun inter^t a epargner durant sa vie, puisqu'il n'est possible de retirer de son 6pargne aucun profit. Le profit disparaitra parce qu'il depend de
i. Schaeffle : Quintessence dusocialisme, trad. 1904, p. 75.
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chacun d'echapper, en travaillant, a la necessity d'emprunter et que, si quelqu'un voulait transformer en forces productives ce qu'ila amasse ou ce qu'il a emprunte, les moyens de consommation transformes en moyens de production seraient socialises immediatement : « Le transferement priv6 de l'usage du capital (d'oii decoule l'interit comme prix de l'usage du capital conc6de) n'aurait plus de raison ni de possibility d'etre 1 .»
En fin de compte, le pouvoir de consommation de 1'ouvrier, donne comme sensiblement egal a son travail de production, s'accrolt avec lui, suit la m6me ligne ascendante ou descendante. II n'y aurait plus, semble-t-il, a redouter de crise de surproduction, puisque la consommation est a mime d'absorber toute la production. Qu'on ne dise pas en effet que ce qui est preleve sur le travail du producteur pour satisfaire aux besoins sociaux doit laisser en dehors de la consommation une part de la production. La part prelevee sert a entretenir le mecanisme ; elle est elle-mime une consommation. Elle represente ce qu'il faut consommer pour produire.
Tels sont les avantages pretendus du regime collectiviste de 1'echange.
Quand, au lieu de se payer de mots, on penfe-
i. Schaeffle, op. cit., p. q3.
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tre un peu dans Tanalyse de ce regime, on voit tous ces avantages faire place a d'intolerables inconvenients.
II y a au collectivisme y deux ordres de critiques a faire : i° Une critique d'ordre general a laquelle nous ne devons pas nous attarder ici ; 2° Une critique d'ordre special, relative a son regime d'echange, que nous devons au contraire developper.
I. — Le collectivisme a la pretention de liberer le producteur salarie et d'am6liorer son sort. A supposer qu'il dut, en effet, introduire plus d'equite dans la repartition, le collectivisme, a nos yeux, meriterait d'etre condamne par le seul fait des conditions auxquelles se trouverait subordonne ce resultat.
II suppose en effet la suppression absolue de la liberty individuelle puisqu'il assigne a chacun sa t&che, qu'il surveille et dirige tous ses actes.
Par la m6me il supprime le ressort de la production; il paralyse le jeu de Tinter&t personnel, il cree les inferiorites inherentes a toute entreprise trop vaste, mal surveillee, mal dirig6e. Ces inconvenients sont tels que, m^me en regime de plus parfaite egalite, la part de chacun doit se trouver diminuee l .
I . Voir pour le developpeinent de ces arguments g£ne>aux : principalement Cours de M. Deschamps sur Vindividualisme. — Cf. Bourguin : Systemes socialistes, chap, m et iv.
On pretend quelquefois qu'il n'y a aucune difference entre le fonc-
OWENISME ET COLLECTIVISME 97
Mais si ces inconvenients, a nosyeuxfondamentaux, ne suffisaient pas a nous detourner du collectivisme, il est facile de prouver que le regime de Techange est loin d'aboutir au resultat d'equite <ju'on en attend.
II. — II y a, du point de vue ou nous nous placons maintenant, plusieurs critiques a faire du collectivisme ; il semble qu'on puisse les ramener a cinq d'importance inegale.
a) Remarquons d'abord qu'un pr^levemen" s'opere sur le travail individuel et que ce prelevement estvivementressenti quand il s'exerce d'une
tionnaire de l'Etat et le salari£ d'une grand e compagnie et que l'inteVe't personnel a git settlement sur le producteur autonome. Mais en regime collectiviste, il n'existe plus de producteur autonome, et par la facon dont seront c hoi sis les organes de direction (Election par la generality), la production doit se faire moins bien que sous le regime <des grandes soci£t£s elles-mdmes (election par les actionnaires).
V. Dolleans. Robert Owen. — Introduction : « Le principe interne <lu socialisme est l'automatisme social et 1'organisation de Paction r^flexe ; celui de l'individualisme, la spontaneity sociale et 1'organisation de l'initiative individuelle. Tandis que les doctrines socialistes sont autoritaires, les doctrines individual istes sont libertaires, parce qu'elles croient qu'une organisation autoritaire de la production paralyserait la productivity sociale surexcitee par le heurt comme par ^association des inte>dts individuels ; el les sont libertaires aussi, parce qu'elles pensent qu'une organisation autoritaire de l'education •6toufrerait la personnalit£, source de toute e"nergie productive. »
Gf. aussi Emile Faguet: Le socialisme en igoy, chapitre vm. M. Faguet y montre que le collectivisme est : i° un systeme d'esclavage j 2° un systeme de lethargie nationale et de coma ; 3° un systeme de routine ; 4° un systeme d'indigence permanente ; 5° un systeme de desarmement economique. Il conclut en disant : « La seule forme du socialisme qui soit rationnelle, a savoir le collectivisme, a contre elle qu'elle est irreelle. »
Aucuy. 7
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facon aussi directe qu'en regime collectiviste. Si T pour 8 heures de travail, l'ouvrier ne recoit que 6 heures ou m^me 7, on aura beau essayer de lui montrer que le reste lui revient sous forme d'utilite commune, que ce prel&vement s'opere dans son inter^t : il ne se plajndra pas moins que de nos jours , quand il subit le m6me prel^vement pour l'entretien et le renouvellement des capitaux individuels.
II douteraqu'il doive en retirer personnellement Tavantage correspondantau sacrifice qu'on lui impose; il en contesteral'emploi ; il sera refractaire a toute innovation progressive pouvant se traduire pour lui par une augmentation de charge. De tout temps on a ressenti le besoin de recourir surtout a l'impot indirect pour subvenir aux besoins de l'Etat 1 . Ne sera-t-il pas mauvais que le preleve-
1. Il est piquant de relever, sur ce point, l'opinion qu'Engels a emise, en i884, a propos de Rodbertus. Rodbertus, comme Owen, comme Gray, comme Proudhon, a £te partisan d'une determination juridique de la valeur par le travail et a propose la constitution d'une banque d'£change evaluant en travail les produits et emettant des bons de travail : « Les bons de travail de Rodbertus, 6crit Engels, mentent absolument, et il faut dtre propri^taire de Pomeranie pour se figurerqu'il y aurait une classe ouvriere a qui il conviendrait de travailler douze heures pour obtenir un bon de travail de quatre heures.... Chaque bon donn£ au travail I eur serait une provocation directe a la rebellion... » V. Miserede la philosophic, trad, francaise. Preface de En gels.
Kautsky, dans sa brochure : Am Tage nach der Revolution, declare que la confiscation du capital n'amenera presque aucune augmentation de salaires, « car les fonctions aujourd'hui remplies par le capital devront £tre remplies par PEtat ». Ce qui est tres juste.
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ment social s'opere avec une nettete aussi accusee. On remarque qu'il s'attenuera par l'egalit6. Ce n'est pas absolument certain et il reste que par ce procede on attache Touvrier a tous les modes de production surannes et qu'on l'am&ne a se prononcer contre les innovations f6condes dont il ne doit profiter que tres partiellement oude facondifferee.
Mais l'ouvrier subit un pr6l6vement d'une autre nature qui peut lui 6tre plus sensible encore et qui est plus injuste, il tient au caract&re de l'unite de valeur.
b) L'unite de valeur est en effet particulierement imparfaite en regime collectiviste. On Tetablit, k supposer qu'on puisse le faire avec exactitude, par des calculs portant sur des elements concrets. Mais remarquons d'abord qu'elle est une unite de temps et que c'est une premiere imperfection de l'unite de travail que de ne pas mesurer Tintensite du travail.
Le temps de travail choisi comme unite est celui qui se degage, comme une moyenne, des temps de travail employes par des ouvriers plus ou moins actifs, plus ou moins experiments, a r6aliser des produits de m£me nature. Le recours a cette moyenne s'impose, sous peine de primer la paresse et d'encourager la lenteur. Mais de ce chef, les bons ouvriers ne subissent pas moins un prel^vement que leur imposent les mauvais, et Tactivit6 se trouve totalement d^couragee.
100 LES SYST^MES SOCIAL1STES D'fiGHANGE
D'autre part, et nous touchons ici a une des imperfections essentielles de la determination des valeurs en regime collectiviste, la moindre productivity peut ne pas tenir a une moindre somme d'efforts. Cette critique est fondamentale et Ton verra clairement en quoi elle consiste par la demonstration suivante, dont le fonds est emprunte a Tenseignement de M. Deschamps.
Le travail a des collaborateurs dans Tordre de la production. Or,parmi les agents sur lesquels il s'exerce pour produire des objets de m&me nature, il en est qui repondent plus ou moins facilement a ses sollicitations. Leurs differences de quality font aboutir la m6me quantity de travail a des resultats bien differents. Si nous envisageons par exemple la production du ble, le mGme nombre d'hectolitres ne s'obtient pas par les mGmes quantity de travail, suivant que la culture en est faite dans la Beauce, en Sologne ou dans les Cevennes. Nous pouvons, pour rendre le fait sensible, employer des chiffres purement symboliques et raisonner sur Thypothese conventionnelle suivante :
En Beauce, il faut pour produire i hectolitre de ble 7 jours de travail ou 70 heures.
En Sologne, il faut pour produire 1 hectolitre de ble 11 jours de travail ou no heures.
Dans les Cevennes, il faut pour produire 1 hectolitre de ble i5 jours de travail ou i5o heures.
L'hectolitre de ble sera cote en prix, d'une facon
OWENISME ET COLLECT1VISME 101
necessairementuniforme,a ' - — = n jours
ou no heures.
Nous disons de la cote en prix du ble qu'elle est n6cessairement unifbrme. En effet, si le ble de Beauce se vendait a son cout de production c'est-a-dire 7 jours, tout le monde demanderait du bl6 de Beauce. Sur un marche oil sont mis en vente des produits de m6me nature, la loi d'indifference exige express6ment que leur prix soit identique. Mais la cote en prix se confond, dans les constructions collectivistes,avec la cote en credit d6livree au producteur. Au producteur d'un hectolitre de ble sera delivre, d'une facon uniforme (et sauf le pr61&vement social dont nous parlions precedemment) unbon de //jours. II se produit dfcs lors une reconstitution 6vidente de la rente au profit du producteur de la Beauce qui a mis 7 jours a produire un hectolitre de bl6 et qui recoit un bon de n jours de produit. Au contraire le producteur des C6vennes a peine durant i5 jours et il ne recoit que la valeur de n ; seul, celui de Sologne a peine n jours et recoit n 1 .
1. Une rente, plus arbitraire encore que celle dont nous parlons, senoble devoir naitre de ce fait que, pour des produits de me'me nature, il n'est etabli, par le proc^de que nous sa von s, qu'une cote en prix. « A qui, des lors, ecrit M . Bourguin, les bouteilles de Charobertin si, a egalite de travail, elle sont cotees au meme taux que le cru d'Argenteuil ? A qui 1'appartement situ6 au centre de la ville ?... etc.» (Systemes socialistes, i r « £dit., p. 56). A qui de meme attribuera-t-on la pa reel le de terre plus fertile P Attribuera-t-on au pre-
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Remarquons que Tinjustice serait inverse, mais reelle, si Ton faisaitune determination locale des cotes en credit, si Ton donnait un bon de 7 jours au producteur de Beauce, un bon de 11 jours a celui de Sologne, un bon de i5 jours a celui des Cevennes. En effet le prix de vente, etant necessairement uniforme, est par suite de n jours, et il resulte de la separation des cotes en credit et des cotes en prix que le producteur de Beauce ne peut plus, avec son bon de credit, racheter son produit, au contraire le producteur des Cevennes peut racheter plus que son produit. II jouit, si Ton peut dire, d'une contre-rente i .
On voit quel caractere d'injustice criante peut avoir la determination de la valeur en regime collectiviste. Les moins productifs peuvent 6tre victimes de la mauvaise qualite d'un instrument de production qu'ils n'ont pas choisi mais qui leur est attribue. Dans le domaine industriel, il est plus facile de donner a tous des instruments de production equivalents. Mais Tactivite dans le travail, le zele, Intelligence, y sont encore decourages, puisque ceux qui travaillent davantage et mieuxsupportent les consequences de la moin dre productivity des autres.
mier qui se pr£sentera le produit de qualite suplrieure ? Procederat-on par tirage au sort?... (V. Gours de M. Deschamps, cit6). On le voit, 1'unique consideration du temps de travail aboutit a. une determination de la Valeur extr£mement d£fectueuse.