VI AVANT-PR0P
note substantielle et lumineuse adressee a Fauteur, — qui l'avait entretenu de son travail, — et que ce dernier nous fait connaitre en toute loyaute, M.Solvay precise son but actuel de maniere, semble-t-il, a se degager de la parente mutueliisle. Le lecteur, celui du moins qui sait que pour entendre vraiment ii faut peiner un peu, prendra, j'en suis persuade, le plus vif inter6t a ces pages sur le Comptabilisme social, tant celles oil est exposee, avec une clarte grandement meritoire en un sujet si difficile, la conception de M. Solvay, que celles oil cette conception est critiquee et « filiee » au proudhonnisme.
Des travaux du genre de celui-ci sont des travaux plutot s6v&res.
lis sont hautement utiles dans ce moment oil, comme aux Annees Quarante, tant de gens veulent, chacun a leur mani&re, refaire la soci6te et puisque, quoi qu'il en puisse sembler, Ton n'est pas plus a l'abri de ces perilleuses reveries dans Patmosphere d'une maison de commerce (Proudhon) ou d'une grande fabrique (Owen, Haeck, M. Solvay), que dans a Fair m6phitique des.salles professorales et des s^minaires d'6tudiants » 4 . Une lecon, en effet, se degage avec force de tout cet ouvrage si consciencieux et,si solide, de ces analyses sobres, methodiques et serrees, qui toutes
i. V. Paul Leroy-Beaulieu, TraiU theor. et prat. d'Econ. polit., « Preface » de la i re Edition, 1896.