‹ Les systèmes socialistes et l'évolution économiqueChapitre 102 sur 143 · SS · texte numérisé non relu

SS

Progression des sociétés de détail de 1881 à 1903.

Ventes Années. Membres. (en milliou.'î de francs).

1903 l'JS7 42;j 1 4.JU

Progression des deux Wliolesales de 1883 à 1903.

Capital (:nj>it:il

Membres dans la Chiffres Employés d.ins la Valeur

des sociétés distribution des ventes dans la production des produit»

Années, adhérentes, (en livres). (en livres), production. ;en livres . (en livres).

Wholesale anglaise .

Wholesiilc Ocossaise.

ALLEMAGNE

(Sixième Congrès de l'Ali, coop. intern. 1904, Rapport de M. le D"" Criiger, p^ 342. Min"" de l'agriculture, Bulletin mensuel de l'Office des renseignements agricoles, juin 1905, p. 7b6, et sept. 1903, p. 1 083. — Jahrbuch des Reichsverband der deutschen landivirlschafllichen Genossenschaflen fur 19C3, Darmstadt, 1904. — Erll und Licht, Das landwirtschafllichc Genossenschaflsivesen in Deutschland, Vienne, Manz, 1899, in-8°. — Handwort. d. Staatswiss., 2" éd., \° Erwerbs und Wirlschaftsgenossenschaften, par Cii'mer; v° Darlehncassenvereine, par Marchet; \° Landwirlschaftlic'i s Genossenschaftswesen par von Mendel-Steinfels; v° Baugenossenschaflcn, par Crûger.)

Nombre des sociétés coopératives en 1888 et 1903.

Sociétés. SociiHc.s. .Membres.

Sociétés (le consomraalion 712 1600 800 051

— de construction 35 538 107 874

— de crédit 2 800 12 994 1792 330

— n::rifoles de production ) 2 851 200 970

' — d'achat ( t /••n 1308 128 637

— de travail ( ' '■* -■ 199 4 835

— — d'ernmagasinape ) 207 25 074

— industrielles do production ) 160 20 452

— — d'achat ( o-, 191 8 137

— de travail i '"' 157 16221

— — d"eniniagasinage — ) 140 5 157 .\utres sociétés coopératives 67 204 29 "S I

Total 4 82 1 20 7."; 5 3 13'.) 519

Les sociétés de consommation les plus importantes sont celles de Dresde (23 000 membres), Leipzig (34 000; et Breslau (87 000 membres, 32 millions de francs comme chiffre de ventes).

L'organisation fédérative de la coopération est très développée en Allemagne.

Les sociétés de consommation socialistes ont formé en 1903 l'Union centrale des sociétés de consommation, qui s'appuie sur 7 fédérations provinciales et sur la Société d'achats en gros de Hambourg (chiffre d'affaires, 27 millions de francs en 1902). L'Union comprend déjà 638 sociétés avec o7o 449 membres, faisant un chiffre d'affaires de IriO millions de marks.

Les sociétés Schulze-Delitzsch, qui comprennent indistinctement des cultivateurs et des habitants des villes, sont groupées dans VAlIgemeiner Verband der deutschen Erwerbs-und Wirtschaftsgenossenschaften. En 1903, cette fédération comprend : 1" Banques populaires, 960, sur lesquelles 911 comptent 542 108 membres, possèdent un capital actions de 150 millions de marks, une réserve de 57,3 millions, un capilal emprunté de 743.5 millions, et sont créancières de leurs membres en fln d'année pour 778,8 millions. Elles sont reliées à 3 caisses centrales. Parmi les emprunteurs, les artisans comptent pour 25,7 p. 100, les commerçants pour 10 p. 100, les agriculteurs pour 32 p. 100, le surplus se composant de personnes de diverses catégories. 2° Sociétés de consommation, 272 (au lieu de 704 en 1902 ; conséquence de l'expulsion des coopératives socialistes à Kreuznach); dont 251 comptent 248 000 membres, avec un capital (actions, réserves et emprunts) de 9,3 millions de marks, et un chiffre d'affaires de 59 millions. 3° Sociétés de construction, 105, avec 50 429 membres, ayant construit 8 817 maisons et dépensé 67,8 millions. 4" Quelques sociétés de production, d'emmagasinage et d'achat de matières premières.

Parmi les 20 755 sociétés coopératives de l'Allemagne, en compte, en 1903, 17162 associations agricoles, contre 3 006 en 1890. Elles se décomposent ainsi :

Caisses d'épargne et de prêts H 750

Sociétés d'achat 1 (jo!

Laiteries coopératives 2 .j42

Diverses 1 2iJ'J

En 1903, CCS associations, au nombre de 10 230, se répartissaient entre quelques grandes unions, dont les plus puissantes, rayonnant sur toute l'Allemagne, étaient celles de Darmstadt et de IS'euwied.

Reichsverband, à Darmstadt 10 105

GeneraU erbatid, à Ncuwied 4 (lOO

Revisio.'isverband des Buades der Landv.irto, à L'crlin 409

Fédérations isolées I 30G

Mais en 1905, le Reichsverband de Darmstadt et le Generalverband de Neuwied ont fusionné, de sorte que le Reichsverband renferme aujourd'hui 40 fédérations d'État ou de province, avec 10136 syndicats et 1 iuOOOO mi.'mbrcs (Musée social, Annales, sept. 1905, p. 314 et s.)

L'union de Darmstadt {Reichsverband der deulschen landwirlschajïlichen

Genossenschaften), fondée en 1883 par M. Haas à OlTenbacli, est une fédération de 28 unions régionales. En 1903, on y comptait 10 165 sociétés, dont 53 sociétés centrales; les autres se décomposaient ainsi : 1° Caisses rurales, 7 008. Pour 6 097 caisses qui ont envoyé un rapport, le nombre des membres est de 506 069; le capital actions et le fonds de réserve s'élèvent à 26 millions et demi de marks; les emprunts, à 594 millions (en 1902). Ces caisses, dans le cours de l'année, ont prêté 265 millions à leurs membres; à la fin de l'année 1902, elles sont créancières de leurs membres pour des prêts à terme montant à 526 millions. La plupart des unions régionales (23 sur 28) ont une caisse centrale qui pourvoit aux besoins des caisses locales. — 2" Sociétés d'achat de matières pi^emières et sociétés d'achat et de vente, 1429; sur ce nombre, 1408 sociétés comptent 140 202 membres. Des caisses centrales d'achat, au nombre de 22, instituées auprès des unions régionales, centralisent les achats de ces sociétés locales, des caisses rurales et des laiteries. Au total, le chiffre des transactions de cette nature, pour l'Union entière, s'élève à 51 millions de marks en 1902. — 3° Laiteries coopératives, 1 260; 1 090 de ces sociétés possèdent HO 407 membres; elles ont re'çu dans l'année 13 666 821 hectolitres de lait, et elles ont payé pour cette livraison une somme de 104 millions et demi de marks. Il n'existe, pour la vente du beurre, que 5 sociétés centrales qui ont vendu 20 215 quintaux de beurre pour 4277 964 marks. — 4° Sociétés diverses; ce sont des sociétés pour la vente du blé, de l'alcool, des fruits, des œufs et du bétail; des boulangeries, moulins, distilleries, abattoirs, fabriques de conserves et caves coopératives, des sociétés pour l'élevage, pour l'usage commun des machines, l'adduction d'eau, etc. — La Centrale de Berlin pour la mise en valeur des bestiaux a eu un chiffre d'affaires de 80 millions de marks en 1902. — En 1905, à l'époque de la fusion, le Reichsverband comprend 11546 sociétés, se décomposant en 28 fédérations, 56 sociétés centrales, 7 389 caisses rurales, 1978 sociétés d'achat et de vente, 1440 laiteries et 683 syndicats divers.

L'Union de Neuwied [Generalverband làndlicher Genossenschaften fiir Deutschland), fondée en 1877, groupe les associations agricoles qui adhèrent aux principes de Raiffeisen. A côté de quelques laiteries, Winzervereine, sociétés pour la vente du blé, pour la vente et l'abatage des bestiaux, elle comprend surtout des caisses rurales : 3 982 en 1902, dont 3 100 comptaient 288 040 membres, avaient emprunté un capital de 230 millions de marks, et étaient créancières de leurs membres, en fin d'année, pour 186 millions. Ces caisses fonctionnent aussi comme sociétés d'achat. Il n'a existé longtemps, pour l'Union entière, qu'une caisse centrale unique à Neuwied, chargée des avances et mouvements de fonds et des achats coopératifs; mais l'Union a établi, dans les dernières années, une douzaine de filiales dans les différentes régions de l'Allemagne. En 1905, l'Union de Neuwied apporte au Reichsverband 14 sociétés centrales et 4 590 caisses rurales ou sociétés diverses; elle forme, dans le sein du Reichsverband, 12 fédérations d'État ou de province.

Le nombre total des membres affiliés aux sociétés coopératives de crédit

est de 1600 000, le capital et le fonds de réserve de ces sociétés s'élèvent ù 292 millions de marks, et les crédits des emprunteurs, à la fin de l'année 1903, à 1 032 millions de marks. — En 1895, TÉtat prussien a créé une Caisse centrale des associations coopératives, qui, avec un capital de 62 millions de francs, ouvre des crédits aux syndicats et caisses rurales à un taux modéré et relativement stable, et fait office de banque centrale pour leurs mouvements de fonds.

Les laiteries coopératives sont nombreuses surtout dans les deux Mecklembourg, l'Oldenbourg et le Brunswick; le mouvement est parti du Sleswig-Holstein, et a peu pénétré jusqu'ici en Bavière, Saxe, Bade et Alsace-Lorraine.

Il existe des unions particulières de laiteries coopératives.

Les caves coopératives sont au nombre de 112 en 1900, avec 4 fédéralions régionales (Berget, La coopération dans la viticulture européenne, p. 167, Lille, Devos, 1902, in-8°). Les distilleries coopératives sont au nombre de 130 en 1903.

BELGIQUE

(Max Turmann, Les associations agricoles en Belgique, LecofTre, 1903, in-8°. — Variez, Les associations rurales en Belgicjue, Musée social, mai 1900. — Vandervelde, La coopération rurale en Belgique, Revue d'économie politique, janvier et février 1902. — Rapports du jury intern. de l'Expos. univ. de 1900, Économie sociale, par Ch. Gide, passim. — Musée social, Annales, mai 190o, p. 165. — Sixième Congrès de l'AU. coop. intern., 1904, Rapport de M. Micha, p. 586).

Les sociétés coopératives en 1901.

Socit?tcs. Membres. Observations.

Comices agricoles 167 28 OIT

Ligues agricoles locales 11& 42 659

Sociétés agricoles d'achat . . . "iSO 49 165 14 130 ICS fr. d'achats. Caisses rurales Rairt'eisen

(1903) 359 17 646 2 330 000 fr. prêtés dans l'année ; 4 788 000 fr

de prêts en cours à la fin de l'année.

Laiteries coopératives 459 47 447 128 349 vaches; 22 millions 1/2 de ventes.

Sociétés apicoles 245 9 689

— horticoles 133 19 202

— avicoles 54 4 164

— d'élevage 312 11183 43 211 bêtes bovines inscrites.

Syndicats betteraviers C6 Valeur des betteraves contrôlées, 1 692 161 fr.

Sociétés d'assurance (bêtes bovines}..^ 729 67 570 198 313 bêtes assurées, valeur 06 SU 133 fr.

Sociétés d'assurance (chevaux agricoles) 50 5 089 8 804 chevaux assurés, valeur 8 595 720 fr.

Sociétés d'assurance (clic-

vres ) 54 1 993 2 498 chèvres assurées, valeur 50 485 fr.

.Sociétés de consommation... 500? 300 000?

Sociétés de production industrielle (1900) 126

Banques populaires (1900)... 22 13 344 67 437 490 fr. prêtés dans l'année.

D'autre part, le parti socialiste a fondé dans les campagnes un petit nombre de sociétés de consommation appuyées sur les coopératives urbaines, des laiteries agricoles et des syndicats d'achat.

Les associations agricoles, pi'esque toutes établies par le parti catho-

LES SYSTEMES Sr CIALISTES. 30

lique depuis une dizaine d'années tout au plus, ont pour base la ligue agricole ou gilde locale, qui est l'union professionnelle. Les ligues, conjointement avec les sociétés agricoles spécialisées, sont affiliées à des fédérations provinciales, qui sont par conséquent des groupes complexes comme les grandes fédérations allemandes.

La fédération la plus importante est la Ligue des paysans de Louvain {Boerenbond;, fondée en 1890, qui se ramifie sur tout le pays, mais dont le centre d'action se trouve dans le Brabant, les provinces d'Anvers et de Limbourg. Elle comprend environ 400 gildes locales et 25 000 membres. Pour les achats, elle possède un comptoir central à Louvain avec une succursale et un moulin à Anvers; le comptoir central, en 1901, a acheté pour 2 3o0 000 francs d'engrais et de matières alimentaires pour le bétail. La Ligue comprend 200 caisses rurales (sur 359 en Belgique); ces sociétés ont fait 1 400 000 francs de prêts depuis leur fondation; elles sont toutes reliées à la caisse centrale de Louvain. La Ligue renferme encore 278 caisses d'assurance mutuelle contre la mortalité des bêtes bovines; ces caisses sont affiliées à la caisse centrale de réassurance de la Ligue. Enfin, elle compte des laiteries coopératives, qui ont formé, dans la Ligue, une union particulière sous le titre de Fédération laitière du Limbourg; la « minque au beurre » de cette fédération, à Hasselt, a vendu pour 1 165 000 francs de beurre en 1901.

La Fédération agricole de la Flandre Orientale, établie à Gand en 1891, comprend 200 associations de diverses natures et 20 000 membres. Son organisation est semblable à celle de la précédente, et comporte aussi un syndicat central pour les achats en commun, une caisse centrale pour les caisses locales, et une caisse centrale de réassurance pour les sociétés d'assurance mutuelle contre la mortalité du bétail. La Fédération compte un certain nombre de syndicats d'élevage, et des sociétés de secours mutuels pour les cultivateurs et les ouvriers agricoles.

Les associations agricoles de la Flandre Occidentale n'ont pas de fédération provinciale; mais il existe à Bruges une société centrale d'achats et une caisse centrale de dépôts et prêts pour les sociétés de la région.

La Fédération agricole du Hainaut a son siège à Mons. Sa société centrale d'achat, « Les cultivateurs du Hainaut », fait un chiffre d'affaires de 2 millions 1/2 de francs; elle s'est réunie à d'autres sociétés coopératives d'achat de la région wallonne pour fonder à Anvers l'Union des syndicats agricoles belges. La caisse centrale de la Fédération fonctionne au profit de 38 caisses rurales. Les sociétés contre la mortalité des bêtes .bovines, au nombre de 21, sont reliées à une caisse centrale de réassurance; une organisation semblable existe pour les sociétés contre la mortalité des chevaux. La Fédération a créé une filiale pour ses laiteries à Enghien, sous le nom de « La Laiterie belge ».

La Ligue luxembourgeoise renferme 84 unions professionnelles, 29 caisses rurales, 27 sociétés d'assurance pour le bétail, et un certain nombre de laiteries coopératives. Comme les autres fédérations, elle a sa société centrale d'achat, « Les agriculteurs luxembourgeois », établie à Arlon, sa caisse centrale pour les caisses rurales et sa caisse de réassurance.

ANNEXES : VI, i° 463

La Corporation agricole de Notre-Dame-des-Champs, établie à Lièse, compte 71 sociétés d'achat, 10 caisses rurales, 62 sociétés d'assurance pour le bétail, 31 laiteries coopératives. La société centrale d'achat porte le nom de Syndicat agricole liégeois. La Corporation possède aussi une caisse centrale de prêts et une caisse de réassurance.

Chaque grande fédération provinciale a donc une organisation centralisée sur le même modèle. Les 6 caisses centrales des fédérations sont en relations avec la Caisse générale d'épargne, qui reçoit les dépôts et consent les prêts aux caisses rurales par l'intermédiaire de l'une des caisses centrales. Les caisses centrales de réassurance contre la mortalité des bétes bovines sont au nombre de 11; elles comprennent 446 sociétés possédant 126 179 bêtes. On signale encore 5 fédérations de sociétés d'assurance contre la mortalité des chevaux, et 5 fédérations de syndicats d'élevage.

Les syndicats betteraviers ont pour objet le contrôle de la réception des betteraves dans les fabriques de sucre. — Il existe aussi un petit nombre de syndicats pour la vente des œufs et des légumes.

Les sociétés de production industrielle sont peu importantes; on les rencontre principalement dans la boulangerie et les entreprises de chargement et de déchargement; elles emploient 2 113 auxiliaires salaiiés {Recensement des industries et des métiers IS96, Analyse des vol. IV et V, p. 11).

Parmi les sociétés de consommation, en 1899, le Vooruit de Gand comp tait 6 638 sociétaires, et réalisait un chiffre d'affaires de 1 647 000 francs (Rapports du jury int. de l'Exp. univ. de 1900, Classe 103, par Arthur Fontaine, p. 74, Impr.Nat.,1901. — Musée social, Le Foorui^, 20 décembre 1897). La Maison du Peuple de Bruxelles est encore plus importante; elle compte 18 000 membres, possède un avoir de plus de 2 millions, et fait annuellement 4 à 5 millions de ventes (Bertrand, Le mouvement coopératif en Belgique et ses résultats. Revue d'économie politique, août-septembre 1902, p. 689).

Les sociétés coopératives socialistes sont groupées dans 26 fédérations régionales (Gand, Bruxelles, Anvers, Jolimont, etc.) avec des mutualités, syndicats et cercles divers. Ainsi la Fédération gantoise comprend, à côté du Vooruit, deux autres boulangeries et une imprimerie coopératives; des syndicats de tisserands, fileurs de coton, métallurgistes et autres, formant dans la Fédération générale une fédération particulière; des mutualités, caisses de secours et d'assurances amalgamées dans la Fédération Moyson ; des clubs de quartier, cercles multiples d'agrément et d'éducation ; le tout administré par un comité central de délégués (Variez, La Fédération ouvrière gantoise, Musée social, janvier 1899). — Pour compléter l'organisation, la Fédération des sociétés coopératives du parti ouvrier groupe 175 sociétés, 100 000 membres environ, et opère les achats en gros pour les sociétés de consommation (1 500 000 francs d'affaires en 1903) ; elle possède un magasin central à Bruxelles.

Du côté catholique, on a aussi organisé les sociétés urbaines. Les gildes catholiques locales de Louvain, Bruges, Roulers, Courtrai, etc., sont des groupements de sociétés diverses, plus unitaires que les fédérations

locales similaires du parti socialiste; mais elles ont plutôt le caractère de cercles et de patronages ouvriers que celui de fédérations coopératives. Comme organisation centrale, la Ligue démocratique belge, fondée en 1891 par le parti catholique, comprend, en 1900, 115 000 membres dans 700 associations de toute nature, principalement des mutualités et des coopératives. Les plus importants des groupes adhérents sont : la Fédération mutualiste de Tarrondissement de Dinant (IGO sociétés, 21 293 membres); la Fédération des sociétés coopératives chrétiennes de Liège (20 sociétés, 2 2b0 membres); la Maison des ouvriers de Morlanwelz, qui groupe une série de cercles, patronages, syndicats, mutualités, caisses de retraites, sociétés de maisons ouvrières, boulangeries coopératives banques populaires, avec 4 440 membres; la Fédération des tisserands de la Flandre Orientale (1 oOO membres); la Fédération des sociétés mutualistes du Centre (4 406 membres'; la Gilde de Saint-Nicolas (2 oOO membres); la Gilde de Bruges (2 153 membres); la Ligue démocratique d'Anvers (7 435 membres); la Fédération démocratique de Bruxelles (4 975 membres) ; la Fédération libre des mutualités de Gand (5 000 membres'j, etc., etc. (Variez, Quelques pages d'histoire syndicale belge, Musée social, Mémoires et documents, mare 1902, p. 185).

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