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CHAPITRE XVII

Les systèmes devant les faits.

Section 1. — individualisme.

La thèse des individualistes justifiée par certains faits, contredite par d'autres, .30.3. — Le pur individualisme est incapable de satisfaire les intérêts du plus grand nombre; insuffisance de l'action individuelle; cas où

la concurrence est abolie; les maux de la concurrence dans les rapports enti^e employeurs et salariés; neutralité apparente de la thèse individualiste, 303. — Régression efl'eclive de la politique du laisser faire, 307. — Antinomie entre l'individualisme radical et la méthode historique, 308.

Section II. — Collectivisme pur et socialisme d'Etat intégral.

Révolution ou évolution, 310.

§ I. — La thèse de V effondrement; l'évolution et crises. — Impossibilité d'une transformation totale et simultanée de l'organisation économique. Les différentes classes professionnelles et la révolution sociale, 311. — Caractère antiscientifique de l'idée de révolution économique; atténuation de cette idée chez les socialistes contemporains, 314. — Crises économiques. Théorie classique des débouchés : les crises, résultant de surproductions partielles, sont de simples accidents, 316. — Théorie socialiste : la consommation insuffisante des masses populaires et l'épargne capitaliste sont une cause organique de surproduction générale, 317. — Critique de cette théorie, 319. — Essais divers des socialistes pour rattacher les crises à un vice constitutionnel du régime capitaliste, et pour fonder sur cette théorie la nécessité de la catastrophe finale, 320. — En réalité, les crises peuvent être générales, mais elles sont toujours provoquées par des erreurs partielles de la production ou de la spéculation, et ne se généralisent que par l'effet indirect des troubles de la circulation; il semble donc que ce soient des accidents susceptibles de s'atténuer et de se raréfier, 324. — Causes d'atténuation des crises dans les sociétés contemporaines, 32G.

§ II. — La thèse évolulionniste. — Attitude actuelle des socialistes marxistes; le sens du déterminisme historique, 329. — L'évolution vers le collectivisme par le développement des antagonismes sociaux; les progrès de la concentration capitaliste, 329. — Grossissement des faits et généralisations hâtives chez les collectivistes; rappel des faits antérieurement exposés : la stabilité de la petite culture et de la propriété paysanne; les limites de la concentration industrielle et commerciale et des monopoles capitalistes, 330. — L'extension des exploitations publiques, ses limites; résistances des intéressés, bornes des capacités administratives d'après l'expérience des services publics, opposition des associations libres contre les usurpations de l'État centralisateur, 334. — Considérations particulières au collectivisme pur; antinomie fondamentale entre ce système et les lois de l'évolution historique, 336. — Les allirmations tranchantes sur l'avènement fatal du régime de la propriété collective sont dépourvues de base expérimentale; la doctrine collectiviste procède en réalité des anciennes méthodes de la philosophie politique; les collectivistes disciples de Rousseau, 339. — Leur impuissance à fournir des solutions positives, 342. — Nécessité pour le parti socialiste, parvenu à la maturité, d'abandonner son attitude révolutionnaire et de devenir un parti réformiste, 343.

Section III. — Socialisme sociétaire et coopératiszne.

Le développement actuel des associations libres n"a pas de signification dans le sens du socialisme corporatif, 344. — Le coopératisme est cepen-

daut fondé sur l'expérience des sociétés de consommation en Angleterre, 34o. — Mais le mouvement coopératif a ses limites naturelles; distance entre le rêve d'une transformation sociale par la coo[iéralion et la réalité, 346. — D'une façon générale, insuffisance des solutions simplistes, 348.

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