‹ Les tableaux de Peter Bruegel, le vieux, au Musée Impérial à VienneChapitre 11 sur 16 · MARINE · texte numérisé non relu

MARINE

Bois de chêne ; 72 : 98 cm.

Du fonds de la Galerie du Belvédère.

Nous atteignons maintenant une série de payages, qui appartiennent aux plus majestueuses créations du maître et ont dû être exécutés dans les dernières années de sa carrière. Cette série s'ouvre par une marine violente. C’est une peinture inimitable de la mer fouettée par la tempête avec de fortes vagues qui s'élèvent et autour desquelles voltigent des mouettes blanches. L'ensemble fait l'effet d’une étude de nature largement brossée et on se trouve tenté d'appliquer ici vraiment l'expression tant galvaudée d’« impressionnisme ». — La représentation de la mer, source de leur prospérité, était familière aux Néerlandais, et nous avons vu qu'il se rencontrait déjà des marines parmi les toiles peintes flamandes des palais des Medici au xv° siècle. Un prédécesseur de Bruegel, Herri met de Bles, s’est essayé lui aussi, comme en témoigne un tableau du Musée de Naples, à représenter la mer agitée, essai qui n'est d'ailleurs pas à comparer avec la représentation plus achevée de Bruegel. Bruegel a eu au reste pour la mer une particulière prédilection, qui se fait jour dans toute une série de représentations de bateaux gravées d’après lui.

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