‹ Les tableaux de Peter Bruegel, le vieux, au Musée Impérial à VienneChapitre 12 sur 16 · LA RENTRÉE DES TROUPEAUX (NOVEMBRE · texte numérisé non relu

LA RENTRÉE DES TROUPEAUX (NOVEMBRE

La RENTRÉE DES TROUPEAUX (NOVEMBRE).

Bois de chêne ; 123 : 159 cm.

Collection de l’archiduc Léopold Guillaume.

Quand nous examinons maintenant les paysages suivants, nous devons, pour bien mesurer toute la portée du fait artistique bruegelien, nous mettre en tête que le paysage pur sans acces; soires historiques était à ce moment quelque chose d’entièrement nouveau. Avant Bruegel on trouverait à peine un paysage pur dans la peinture sur panneau; tout au plus, comme les anciennes sources l’indiquent aussi, pouvait-il y avoir dans la peinture à la détrempe sur toile, dont nous avons parlé si souvent comme du point de départ de l'art de Bruegel, et sans doute sous une forme purement décorative, des exemples de ce genre artistique aujourd’'hui si abondant. Le tableau en question appartient à une série de représentations des mois, dont cinq sujets étaient encore conservés dans la collection de l’archiduc Léopold Guillaume. On n’en signale plus aujourd'hui que quatre, dont trois dans la Galerie impériale et un dans le château du prince Lobkowitz à Raudnitz. Dans un paysage automnal traversé par le vent frais et d’une étendue profonde, Bruegel représente le retour des bestiaux dans leurs villages. Il a donc vraisemblablement en vue le mois de novembre. Ce qu’il y a de particulièrement remarquable dans cette œuvre, c’est le dessin naïf et pas toujours correct des animaux, dont le caractère propre et le mouvement arrivent néanmoins à s'exprimer parfaitement.

FRE «ee à es 3 MERE cu Dr

INHAON) XAV44aNnOU T

æ k | æ |” D Om Dr Or 2 me

ET AE MT RE ie Re AE ps 1 reine tnt don is SG ee EE ie ls LE

ESP nt SE pe STE ne 2 AE DT Mi ans ot ER —— ca ONE TE SR ES ms" aa none ee -

LA JOURNÉE SOMBRE (JANvIER)

D 06 EN TD mA rpm

Es

La JOURNÉE SOMBRE (JANVIER).

Bois de chêne ; 118 : 163 cm.

Collection de l’archiduc Léopold Guillaume.

Le tableau suivant nous exprime l'impression sombre et mélancolique des jours les plus courts de l’année. Il s'agit par là vraisemblablement du mois de janvier. Tout au moins Hulin croit pouvoir le déduire de la coiffure particulière du garçon à droite sur le devant, qui offre une grande ressemblance avec la couronne du roi de la fête de la fève, cérémonie pratiquée dans les Pays-Bas le jour des Rois. Les splendides montagnes couvertes de neige de l'arrière-plan nous font songer, comme les autres paysages rocheux que nous avons déjà appris à connaître, à la plaisanterie rapportée par Van Mander, d’après laquelle Bruegel dans son voyage en Italie aurait avalé montagnes et rochers dans les Alpes pour les rejeter, une fois rentré à la maison, sur toile et sur panneau. Parmi les contemporains de Bruegel il n'y en a pas un qui n'ait rapporté de son voyage en Italie rien autre qu'une aussi grandiose vision de la nature.

PS

“(aaraANv() auanos agnunof v7

ÿ à ; LD nm or or io EE Gen Eee de Q

se es poor 7 A ni de SL DEN ÉRER nn ie ds anse ris eo A ab À ati e l

is

NS

C7, CS he pp D 7 ma, D — Te

Page 1